Coproduction : Une série pour France 3 et brezhoweb
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Coproduction : Une série pour France 3 et brezhoweb

Télévision Une mini série de 26 épisodes sur les liens entre la musique classique et la Bretagne est en cours de postproduction à Etel pour France 3 et le site brezhoweb.

Début septembre s'est achevé le tournage d'une nouvelle mini-série en langue bretonne à Etel, dans les locaux de Lionel Buannic Krouin. 26 épisodes d'une série coproduite par Brezhoweb et France 3. Une première coproduction pour ces deux principaux diffuseurs de programmes en breton. En janvier, les épisodes seront diffusés, sur France 3 le dimanche à 11heures, dans l'émission Bali Breizh. Au même moment ils seront disponibles sur Brezhoweb, le site de programmes en langue bretonne animé par Lionel Buannic. Au total, une douzaine de personnes auront travaillé sur ce programme court, dont le budget s'élève à 83.244euros précisément, abondé à hauteur de 30.000euros par la Région Bretagne. «C'est un travail d'un an», précise Lionel Buannic qui entame la post-production, entre Etel et Rennes. Écriture, mise en scène, puis sept jours de tournage et trois mois de post-production pour intégrer tous les éléments graphiques à l'image, après que la comédienne a joué sur fond vert.




La petite histoire dans la grande

Si le titre breton est quasiment intraduisible en français "War an ton bras", il évoque la grandiloquence des actes, le côté magistral des choses... Cette manière dont Claude Nadeau, coauteur de la série et comédienne à huit bras, raconte la petite histoire pour faire découvrir la grande. Claveciniste de formation, chef d'orchestre, musicologue, animatrice radio et télévision, costumière à ses heures, Claude Nadeau tente de masquer un accent québécois - elle est née à Montréal - derrière ses multiples talents. Brittophone et brittophile, elle a étudié pendant sa résidence artistique à Vannes l'histoire de la musique classique en Bretagne. «Il n'y a pas que les gavottes et les plinn en Bretagne», assure Lionel Buannic, coproducteur de la série, qui endosse également la casquette de coauteur et de réalisateur. Ici, en deux minutes trente, la série propose de plonger dans l'univers d'un compositeur et de marquer son influence bretonne. De manière ludique et drôle, faisant parfois intervenir une Lady Gaga haut perchée. «Avec des allers-retours permanents entre la Bretagne et le reste du monde», commente Lionel Buannic. De Bussy et la ville d'Ys, Berlioz inspiré par Brizeux et même le harpiste breton installé à Belle-Ile Pierick Houdy, dont l'une des oeuvres est la plus jouée au monde... Cette série plante son décor depuis la fin du Moyen-Âge jusqu'au début du XXIesiècle. «Ou comment Wagner a choisi de placer le troisième acte de Tristan & Iseult au coeur de la Bretagne, et non de la Cornouaille anglaise comme il est coutume de le penser», raconte Claude Nadeau. «Et que l'idée de la Danse Macabre de Camille Saint-Saëns, poème symphonique composé en 1874, lui est venue en observant les fresques d'un édifice religieux breton. Car le culte de la mort a toujours fait partie des traditions bretonnes».

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