Cofap : Tout juste repris, l'institut de formation vise déjà une croissance externe
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Cofap : Tout juste repris, l'institut de formation vise déjà une croissance externe

FORMATION L'institut de formation yonnais Cofap (20 salariés) vient d'être repris par un ingénieur et une institutrice. Favorisée par la réforme de la formation professionnelle, qui valorise ses sessions diplômantes, la PME compte racheter une autre entreprise du secteur d'ici un an.

Un couple à la barre Repris durant l'été, l'institut de formation Cofap (société Formaso) à La Roche-sur-Yon, a désormais deux nouveaux patrons. Deux ingénieurs à la base, dont le parcours les a, peu à peu, orientés vers la formation.

Karine Lotte et son époux Fabrice Dubroca occupent respectivement les fonctions de présidente et de directeur des opéations, à la tête de cette PME de 20 salariés. Karine Lotte a d'abord travaillé comme technico-commerciale chez du Pont de Nemours, dans l'impression flexographique, avant de devenir professeur des écoles.

De son côté, Fabrice Dubroc a, ex-directeur régional chez Alten (conseil et ingénierie) à Nantes, a déjà goûté à la formation. Il a auparavant travaillé comme consultant en organisation et performance industrielle.

Passé par l'association Cédants et Repreneurs d'Affaires (CRA), le couple s'est entendu avec l'ancien patron, Francis Dumas-Delage. Dirigeant d'Atlantique Formation, ce dernier a préféré se concentrer sur ses agences de la grande région Aquitaine.




L'activité

Au total, l'institut accompagne 380 personnes chaque année. Sa principale activité reste la formation et le placement des demandeurs d'emploi. « Pôle Emploi nous confie environ 150 personnes par an. En six mois, Cofap amène les trois quarts d'entre eux vers un emploi », indique Sabine Guyot, directrice de l'établissement.

Cofap prépare surtout aux métiers du commerce, de la distribution et de la gestion : employé de magasin, négociateur technico-commercial, assistante de gestion, gestionnaire de paie-RH etc. Du niveau CAP/BEP à Bac + 2. Sur ces métiers, elle peut aussi former des BTS en alternance (via sa marque ESA) ou encore accompagner salariés et entreprises, via notamment des indicateurs de performance (augmentation de CA, des prises de rendez-vous réalisées...).

Enfin, sa section « Ifom » prépare aux concours du médical.



Les perspectives

D'ici cinq ans, l'entreprise compte créer six emplois et générer 1,5 million d'euros de chiffre d'affaires (contre 1,2 M€ en 2015) par croissance organique.

En pleine réforme de la formation professionnelle, Cofap espère en effet tirer son épingle du jeu. Depuis janvier, fini le DIF, place au CPF, le compte personnel de formation, plus restrictif à certains égards.

« Certes, il y a un sens politique, car la formation n'allait pas assez vers ceux qui en avaient le plus besoin, mais plutôt vers les bac +3 / +5 qui sont les plus employables. Mais il va y avoir de la casse parmi les instituts spécialisés, car on a tiré un trait sur toute une série de formations courtes, de deux ou trois jours notamment, analyse Fabrice Dubroca. À l'inverse la réforme favorise les programmes plus longs, qualifiants et diplômants, comme les nôtres ».

Pour le repreneur de Cofap, « on va assister à des concentrations ». D'autant que sur un marché de la formation estimé à 32 milliards d'euros, « seuls 5 % des organismes dépassent les 750.000 euros de chiffre d'affaires... »




« Créer un groupe dans le secteur de la formation »

Fabrice Dubroca, lui-même, s'est déjà mis en veille pour racheter un concurrent « d'ici six mois à un an ».

Sa cible ? « Une PME de taille comparable à la nôtre, dans un rayon de 250 km, précise-t-il. Et qui opère sur des métiers identiques voire complémentaires de ceux auxquels on prépare ici, ou sur la formation à distance. »

Cofap (La Roche-sur-Yon)
Dirigeants : Karine Lotte et Fabrice Dubroca
20 salariés 1,2 M€ de CA
02 51 46 08 09
www.cofap-vendee.fr

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