« Je suis pratico-concrète. Si on me sollicite sur un projet qui permet un gain de temps, j'aime ça. » Maryvonne Le Roch-Nocera, adhérente du groupement Intermarché et administratrice de la Fondation Le Roch-Les Mousquetaires, a été sollicitée par la SNCF pour piloter le club TGV Bretagne-Morbihan. À l'instar des trois autres clubs bretons, Maryvonne Le Roch-Nocera rassemble à ses côtés des entreprises. Une soixantaine de PME ont répondu à l'appel pour la première réunion de travail qui s'est tenue cet été au sein des écoles militaires de Saint-Cyr Coëtquidan.
La Bretagne plus proche de Paris : une opportunité
« La SNCF a le souhait que les chefs d'entreprises s'emparent du projet de la LGV. 40 minutes de gain de temps entre la Bretagne et Paris, cela change pas mal la donne, en matière d'attractivité de cadres, de rendez-vous d'affaires », témoigne Maryvonne Le Roch-Nocera. Alors comment prendre les bons wagons et être sur les rails d'ici à 2017 avec la mise en place de la LGV ? Le réseau morbihannais entend bien faire entendre sa voix, de manière construite et concertée. Cinq commissions ont vu le jour : développement économique ; tourisme, culture et loisirs ; nouveaux services ; accès et diffusion de l'effet TGV, enseignement, formation et recherche. Les premières pistes émergent et des axes de travail se dessinent déjà. Parmi ceux-ci, on retrouve la multimodalité. « Les dirigeants ont envie d'un service quasi de porte à porte. Cela passe par le fait de connaître leur temps de trajet depuis leur point de départ jusqu'à la gare en passant par un stationnement aisé », détaille la présidente.
La feuille de route observée par Guillaume Pépy
Le mot services prend tout son sens : services en amont de l'accès au train mais aussi à l'intérieur avec des accès Wifi mais aussi des salons d'affaires dans les gares comme c'est le cas dans de nombreux aéroport. « Nous ne referons sans doute pas le monde mais nous faisons progresser des idées. À force de les malaxer et de les tester, les résultats devraient être probants. » La feuille de route s'élabore et devrait être établie d'ici la fin de l'année. Elle sera surveillée. Guillaume Pépy, président de la SNCF, s'est dit très intéressé par les travaux menés par ces clubs.
Ségolène Mahias clubtgvbretagne.eu/morbihan
Le club TGV Bretagne Morbihan est sur les rails depuis juillet. À sa tête, Maryvonne Le Roch-Nocera fédère les énergies pour que la LGV devienne un levier économique.