CJD : L'association de dirigeants se dote d'une maison à Nantes
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CJD : L'association de dirigeants se dote d'une maison à Nantes

Le Centre des jeunes dirigeants (CJD) confirme son dynamisme dans la région. Il vient de se doter de 165 m² de nouveaux locaux dans l'agglomération nantaise.

Elle s'appelle la « Maison du CJD ». Il s'agit d'un plateau de 165 m², situé à Orvault. Venant d'être acheté par le Centre des jeunes dirigeants (CJD), le lieu dispose de bureaux pour les deux salariées de l'association et de salles de réunions, mises à disposition des entrepreneurs membres. Quatre-vingts d'entre eux ont mis la main à la pâte ou à la poche pour aménager le site. Des « maisons du CJD », il n'y en a que deux actuellement en France. L'autre est à Paris. Cela prouve le poids dans la région de ce mouvement patronal fondé en 1938 et présent partout en France. Adhèrent ainsi à l'association 560 dirigeants d'entreprise des Pays de la Loire, dont 127 à Nantes, l'une des plus grosses sections du CJD dans l'Hexagone.




Les effectifs gonflent

« On est très sollicité, on n'a jamais été aussi nombreux », témoigne Carine Chesneau, présidente de la structure nantaise qui a vu ses effectifs gonfler de 15 % en 2014. Soixante-dix entrepreneurs ont ainsi frappé à la porte de l'association l'an passé. Ils ont tous moins de 45 ans. Et ils sont prêts à s'investir. Une adhésion au CJD n'a en effet rien d'anodin. Cela demande du temps. Beaucoup de temps. « Je dirais au moins deux jours par mois », jauge ainsi Carine Chesneau. Alors, qu'est-ce qui fait que des chefs d'entreprise qu'on dit surbookés affluent en nombre dans une association aussi chronophage et dans laquelle on ne vient pas faire du business ? Réponse de Christophe Dupont-Huin, président de l'association dans les Pays de la Loire : « Le CJD, ça permet de sortir de l'isolement, d'échanger avec ses pairs et de se former ». L'agenda du « JD » (jeune dirigeant) est chargé. Avec des formations de deux à trois jours ou des réunions de travail qui peuvent démarrer à sept heures du matin. Certains rendez-vous se font en petits comités d'une dizaine de chefs d'entreprise. On y parle management, gestion ou développement commercial. On y échange ses expériences. Entre chefs d'entreprises le plus souvent, parfois avec un expert. Et pas question d'être dans la représentation. « On vient ici pour se former. Alors assez rapidement, le JD se livre. Si on y passe autant de temps, c'est aussi qu'on en retire quelque chose », indique Carine Chesneau.




Solidarité patronale

Le CJD a poussé sa logique de partage jusqu'au bout en créant plusieurs dispositifs d'entraide. L'association encourage ses membres à constituer des « conseils de bienveillance », sorte de comité stratégique sur lequel le dirigeant peut s'appuyer sur la durée pour prendre ses décisions. Plus ponctuellement, il peut aussi faire appel à un groupe de patrons pour l'aider à résoudre sa problématique du moment (comme une croissance externe, une restructuration, etc.). « L'idée c'est de jouer sur l'effet miroir pour multiplier les pistes de réflexion et permettre au chef d'entreprise de prendre la bonne décision », explique Christophe Dupont-Huin.

CJD



www.cjd-nantes.fr

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