Rattachés à la section lorientaise du CJD, les futurs jeunes dirigeants du Centre Bretagne commencent déjà à tisser leur réseau. Initiée par Mathias Welschbillig, président du CJD de Vannes, ainsi que Anthony Le Roux et Lucile Rachet, coprésidents de Lorient, la section Pontivy-Carhaix-Loudéac est en pleine construction.
«Tous moteurs de l'action»
Une dizaine de dirigeants se retrouvent déjà chaque semaine pour structurer le mouvement et s'imprégner du fonctionnement du CJD. Cet hiver, une commission se chargera de recruter de nouveaux JD. Et d'ici à septembre prochain, le CJD Centre Bretagne devrait prendre son autonomie. «Nous sommes tous moteurs de l'action», intervient Yann Lanchec, agent général Axa à Pontivy. «Nous partons d'une page blanche qu'il faut écrire ensemble.» Tous, d'un même choeur, veulent rompre la solitude du chef d'entreprise, échanger sur des problématiques communes. «Sans tabous», assure Serge Le Breton, gérant du magasin Expert de Pontivy. «Les patrons pensent toujours à former leurs collaborateurs mais oublient souvent de se former eux-mêmes», poursuit-il. Désormais, au sein du CJD, ils espèrent trouver les thématiques de formations nécessaires à leurs évolutions. «Ensemble on est plus fort que seul», ajoute Stéphane Pezeril, gérant de la société d'électricité Ruyet à Lignol. Lui, comme d'autres membres, compte bien s'appuyer sur le CJD Centre Bretagne pour devenir influent et force de proposition vis-à-vis des pouvoirs publics.
Un réseau d'influence
«Nous sommes apolitiques et non syndicalistes, mais nous espérons pouvoir peser sur les décisions locales», complète-t-il. Au global, les futurs membres du CJD Centre Bretagne représentent déjà plus de 110 salariés à eux seuls. «L'idée est de dire que, au sein du CJD, nous, dirigeants, vivons des choses sur le terrain qui peuvent aider les politiques à prendre certaines décisions». Un indicateur économique au sein d'un territoire, en somme. «Pour permettre aussi de changer les mentalités, les idées reçues sur les patrons», complète Stéphane Pezeril. «À la différence d'un directeur de banque, nommé par un conseil d'administration, qui peut partir avec un chèque d'un million quand ça va mal, nous, dans nos entreprises, si ça va mal on n'a plus rien. Les PME sont les poumons de la France.» Le gérant de la société Ruyet prendra part, aux côtés des autres membres du CJD au niveau national, à la rencontre prévue à Montpellier au lendemain des présidentielles de 2012. «Histoire de dire au futur président que nous sommes là, attentifs à la politique qu'il va mener envers l'économie et les entreprises.Car nous ne sommes pas tout seuls dans nos entreprises. Nous avons la responsabilité d'emplois, d'hommes et de femmes et par voie de conséquence de vies de familles...»
Formation du dirigeant Le centre des jeunes dirigeants morbihannais s'étoffe. Une nouvelle antenne est en train d'éclore en Centre-Bretagne.