Charte commerciale : Le Sud-Loire dans l'impasse
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Charte commerciale : Le Sud-Loire dans l'impasse

Distribution Sur fond de discordes entre élus et acteurs commerciaux, l'adoption d'une charte d'orientation commerciale semble compromise à Loire-Divatte.

Quelle vision adopter pour le développement commercial de la communauté de communes de Loire-Divatte? La question est loin d'être tranchée. Après avoir préparé le terrain depuis deux ans, les chambres consulaires placent désormais les élus locaux devant leurs responsabilités, estimant avoir accompli leur mission de conseil. Le paysage commercial s'articule localement autour de deux pôles situés à Saint-Julien-de-Concelles (Carrefour Market) et La Chapelle-Basse-Mer (Super U).




Les velléités du Loroux

Mais le Loroux-Bottereau entend également étoffer son offre via l'implantation d'un supermarché Leclerc en périphérie, une demande plusieurs fois refusée en CDAC et CNAC. Les conclusions de l'étude commerciale des deux chambres consulaires sont pourtant claires. «Dans l'alimentaire, il y a peu d'évasion commerciale et un nouveau supermarché n'apportera pas de plus value au territoire. En revanche, il y a un vrai besoin d'enseignes de bricolage, d'équipement de la personne et de la maison, d'électroménager, etc.», assure t-on du côté de la Chambre de métiers et de l'artisanat (CMA). Pas de quoi convaincre le maire du Loroux et président de la communauté de communes, Paul Corbet, qui bataille pour obtenir un supermarché sur sa commune. Et pendant ce temps-là, les deux supermarchés du territoire sont engagés dans une course à l'échalote prévoyant des extensions de leur surface commerciale, alors que les autres petites communes peinent, elles, à conserver leurs points alimentaires. Les intérêts des uns et des autres sont donc tellement différents, que l'adoption d'une charte commerciale ne semble pas être pour demain. Dans un communiqué commun, Jean-François Gendron, président de la CCI et Joël Fourny, président de la CMA indiquent: «Nous ne souhaitons pas nous engager dans la signature d'une future charte d'orientation commerciale, si les choix de développement ne sont pas en cohérence avec les intérêts des entreprises artisanales et commerciales du secteur».

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