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Chantier du Guip : Le savoir-faire récompensé
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Chantier du Guip : Le savoir-faire récompensé

Le chantier du Guip vient de se voir décerner deux Awards par la prestigieuse revue britannique Classic Boat, une référence en matière de yachting.

Coup double pour le chantier du Guip. Prix du Chantier de l'année et Prix de la Restauration Européenne de l'année, récompensant son travail sur Le Biche, thonier qui aura tout de même demandé près de 17 000 heures de labeur à Lorient. Ces deux Awards par la prestigieuse revue britannique Classic Boat viennent aussi couronner 35 ans d'expérience. « C'est une fierté de voir son travail reconnu à l'international », sourit Yann Mauffret, le patron du Guip. « Nous sommes partis de deux associés à l'île aux Moines avec l'ambition de faire de belles choses. C'est agréable de voir que le niveau d'exigence que nous nous imposons est aujourd'hui récompensé. »

550 000 euros d'investissements à venir

Les clés de ce succès ? « Une vision des structures éprouvée, des finitions irréprochables, et une spécificité bretonne : on ne transige pas sur la résistance ! », explique-t-il. Mais loin de se reposer sur ses lauriers, le patron est d'ores et déjà à la manoeuvre pour assurer la croissance de son chantier. Sur les 2,2 millions d'euros de chiffre d'affaires, ce sont 200 000 euros qui seront investis cette année dans la sécurité du personnel, à travers l'achat d'un nouveau système d'aspiration des poussières de bois et d'une nouvelle cabine à vernis. Au programme également, la couverture du parc à bois (150.000 euros), et la construction d'une nouvelle tranche de bâtiment à Brest à hauteur de 400 000 euros.

Visibilité sur quatre ans

Avec 30 salariés répartis sur trois sites, dont une vingtaine à Brest qui représente 75 % de son activité, le chantier du Guip rassemble trois corps de métier : charpentiers de marine, ébénistes, et spécialistes des techniques embarquées. Cinq embauches sont d'ailleurs prévues cette année. « Du petit bateau au gros yacht, nous sommes capables de livrer un bateau clés en main, et de maîtriser la chaîne de qualité de bout en bout », assure Louis Mauffret, en charge notamment du développement du chantier et de sa gestion. « Nous avons un carnet de commande d'une bonne année », précise-t-il. « La Marine en assure un tiers, à travers des contrats de maintenance. Cela assoit considérablement le chantier et nous donne de la visibilité sur environ quatre ans ». Le reste de l'activité tient essentiellement à la restauration et à l'entretien de navires appartenant à des associations ou à des particuliers. L'avenir ? « Nous soutenons activement le projet de nouvelle grue de 600 tonnes à Brest, qui intéressera tous les acteurs de la réparation navale des environs. Le rail d'Ouessant concentre 60 % du trafic mondial, et nous n'avons pas d'élévateur... Il nous faut un tel outil ! ».

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