Chabas et Besson revient de loin. « On est en convalescence », concède le dirigeant qui recrute à nouveau (un fraiseur, un tourneur, un poste en bureau d'étude). Cette société basée au Poiré-sur-Vie, à côté La Roche-sur-Yon, qui fabrique et fait de la maintenance pour des vérins hydrauliques spécifiques en petites séries a été touchée de plein fouet par la crise dans les hydrocarbures. L'an dernier, elle a perdu 40% de son chiffre d'affaires, passé de 8,2 en 2015 à 5,2 millions d'euros.
Un sacré coup d'arrêt pour cette PME de 50 salariés qui venait de signer une année record, en 2015, grâce à un contrat pour équiper la coupole de confinement de l'ex-centrale nucléaire de Tchernobyl (Ukraine).
« Nous avions mis le paquet en terme de développement sur le secteur des hydrocarbures et notamment au Brésil, où l'on a failli ouvrir une représentation commerciale. Grand bien nous a pris finalement. Quand le marché s'est effondré, notamment à la suite du scandale Petrobras, nous avons perdu beaucoup d'argent et certains de nos concurrents encore plus », témoigne Marc Bédère, qui a repris l'entreprise à Jacques Audureau en 2011.
Un prêt pour rebondir
Grâce au prêt de 350.000 € qu'elle a récemment reçu de Pays de la Loire redéploiement du conseil régional, l'entreprise va pouvoir « investir dans du matériel et des équipements et restructurer son offre commerciale. Cela passe par des recrutements dans ce domaine mais aussi de la prospection à l'international », explique le dirigeant. Marc Bedere a récemment participé au voyage au Québec organisé par Oryon et qui pourrait déboucher sur de nouveaux contrats.
2017 année de transition
Pour maintenir le moral des troupes, mais aussi pour rester compétitif, l'entreprise a investi cette année dans la formation et le matériel (plus de 100.000 € dépensés cette année), à la fois . « Grâce à notre activité de maintenance, nous enrichissons notre bureau d'étude. Cette activité basée à Fontenay-le-Comte sous le nom de "Merle", représente un tiers de notre chiffre d'affaires, il faudrait faire passer ce chiffre à 50% », anticipe le patron qui revient de loin et qui devrait renouer avec la croissance en 2017 avec une prévision de 6 millions de chiffre d'affaire.