Robert Jousset,
président de la CGPME Vendée
L'Assemblée générale de la CGPME Vendée vient d'avoir lieu. Quel bilan tirez-vous de l'année écoulée?
«Il faut persévérer pour rendre à notre organisation la véritable place qui devrait être la sienne, avec une meilleure représentativité nationale et locale. La proposition de Laurence Parisot, que j'appelle le "pari sot", de fusionner avec le Medef n'a pas de sens. Au contraire, il serait nécessaire de rassembler d'un côté les grandes entreprises et de l'autre les PME. Car les problématiques ne sont pas les mêmes. Nous avons toutefois de bonnes relations avec le Medef vendéen.
Quels sont vos projets dans les mois à venir?
«Nous réfléchissons à la mise en place d'un salon de la création et de la cession d'entreprise en 2013. C'est un enjeu important. Il faut à la fois susciter des vocations et montrer qu'un dirigeant est aujourd'hui bien entouré. La proposition pourrait être discutée avec d'autres partenaires comme le Medef, le CJD ou les associations de chefs d'entreprise vendéenne.
Comment analysez-vous la conjoncture?
«L'immobilier souffre. Compte tenu de la fin des mesures fiscales comme le dispositif Scellier, mais aussi du manque de confiance, la visibilité sur les carnets de commandes s'est réduite. S'y ajoutent les difficultés d'accès au crédit, liées aux règles Bâle 3, qui brident les banques. Le commerce connaît aussi des difficultés. Notamment à cause de la météo. L'industrie tend cependant à être plus régulière du fait de ses cycles plus longs. Tous ces événements conjugués, plus les élections, font qu'aujourd'hui nous sommes vraiment dans l'attentisme le plus complet».
TROIS QUESTIONS