CGPME : Le syndicat veut peser sur le P2RI et la CCI
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CGPME : Le syndicat veut peser sur le P2RI et la CCI

La CGPME Loire-Atlantique veut muscler sa présence à la CCI et contribuer à réformer le P2RI, dispositif de soutien face à la crise.

À l'occasion de son assemblée générale annuelle, la CGPME de Loire-Atlantique (1.445 adhérents directs, 5.853 avec les branches) affiche un discours offensif. En ligne de mire: le prêt de régional de redéploiement industriel, (P2RI), dispositif anti-crise mis en place en 2009 par la Région, les banques et l'association financière NAPF. Ayant contribué à soutenir une cinquantaine d'entreprises, le P2RI ne profiterait ainsi qu'aux «riches». «Avec un crédit plancher de 300.000 €, il exclut de fait les TPE. Les banques ne doivent pas se dédouaner de leurs responsabilités: le P2RI est assis sur la garantie des collectivités, et donc des contribuables. Il doit profiter aussi aux TPE, nous l'avons dit à la Région», estime Philippe Moreau, le président départemental du syndicat patronal. Et de prôner l'abaissement du crédit plancher à 50.000€. «Avec ça, on aurait pu soutenir 300 entreprises au lieu de 50!», ajoute-t-il, confiant dans cette réforme du dispositif. Autre cheval de bataille: le renforcement des positions à la Chambre de commerce et d'industrie, avec en trame de fond la fin de la mandature actuelle et les élections de cette année.




Des orientations de la CCI qui déplaisent

«Face à la crise, la CCI a fait ce qu'elle pouvait en bonne conscience. Mais certaines orientations ne nous conviennent pas: des actions autour de l'éducation à l'entreprise, la promotion faite autour de la croissance externe ainsi que l'appui prononcé à NAPF montrent que l'esprit n'est pas assez tourné vers l'entreprise patrimoniale. Nous voulons la remettre au coeur de l'économie locale», annonce Philippe Moreau, qui souhaite rencontrer Jean-François Gendron, le président sortant de la CCI, pour confronter leurs visions. «Nous prendrons ensuite nos dispositions», ajoute Philippe Moreau. Estimant que la crise ne sera terminée ni en 2011, ni en 2012, la CGPME monte donc au créneau. En arguant que ses troupes sont particulièrement exposées. «En 2009, sur 185 nouveaux adhérents, 88 sont tombés suite à des difficultés», déplore Philippe Moreau.

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