Navire amiral de la consommation urbaine en Côtes-d'Armor, Carrefour Langueux accueillera, dans quelques semaines, quatre nouvelles enseignes au sein de sa galerie commerciale. Le vaste plan d'investissement, matérialisé par 10 millions d'euros injectés par l'enseigne dans un retail park de 4.000 m² et un parking couvert, va prendre fin. Mango, Bizzbee, Pimkie mais surtout Cultura viendront renforcer une offre commerciale déjà bien fournie. « Nous devons jouer notre rôle de locomotive et cela implique d'accueillir encore mieux nos clients, précise Pascal Dève, le nouveau directeur en provenance d'Angers. J'entends me positionner dans les pas de mon prédécesseur Gorges Labbé qui a bien redressé le point de vente ».
Le bio en tête de gondole
Confronté à un recul historique de son chiffre d'affaires entre 2008 et 2011, passé de 115,7 millions d'euros à 85,3 millions d'euros (hors carburant), Carrefour Langueux se devait de renverser la tendance pour ne pas écorner son statut et son image. Si le niveau de performance n'est pas encore atteint les lustres d'antan, le magasin a dû adapter son offre à la clientèle locale et aux tendances de consommation nouvelles. « L'univers bio est aujourd'hui clairement identifié avec deux rayons entiers qui offrent une gamme extrêmement large. Nous n'avons pas la prétention de concurrencer les spécialistes en la matière mais je pense que nous avons une véritable carte à jouer en terme de segmentation et de positionnement prix ». Signe des temps, une offre « végan » est également disponible dans les rayons du 10.000 m² de Langueux. « Il faut sentir les tendances de demain et y répondre encore plus rapidement qu'avant ».
Au service des clients
Et si, dans les années à venir, aucun investissement majeur n'est prévu, Pascal Dève n'entend pas se reposer sur ses acquis. « Nous retravaillons dès à présent notre offre drive et le parcours d'accès aux bornes. Il faut aller encore plus loin pour optimiser le picking en magasin. Nous adaptons des logiques nationales aux spécificités du territoire. Cela nous permet par exemple de proposer de plus en plus de produits régionaux qui séduisent les clients. Cette dynamique doit être poursuivie. »