Cap Entreprises : SBA reprend la main
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Cap Entreprises : SBA reprend la main

Collectivités En confiant la gestion des bâtiments de Cap Entreprises à une nouvelle société d'économie mixte, l'agglomération se réapproprie une partie de son patrimoine économique. CCI, chambre de métiers et banques font partie des partenaires.

Gérés, depuis 2006, par la société niçoise inno TSD, via une délégation de service public et dans le cadre d'un contrat d'affermage, les locaux de Cap Entreprises, dans la zone des Châtelets à Ploufragan, seront désormais régis par une structure et un mode de gestion différents. Depuis début février, c'est la société d'économie mixte Baie d'Armor Entreprises qui aura en charge la gestion de ces bâtiments (5.000m²), ainsi que ceux du quai Armez (10.000m²), au Légué. Elle devient, ainsi, l'interlocutrice des entreprises pour assurer l'accompagnement des créateurs.




Une logique d'internalisation

Un changement qui s'inscrit dans une politique globale de reprise en main, par l'agglomération, de plusieurs secteurs, à l'instar de celui des transports (voir ci-contre). En effet, en détenant 51 % des parts de la SEM, Saint-Brieuc agglomération se réapproprie son patrimoine économique. Écartée en 2006 au profit d'inno TSD, la CCI des Côtes-d'Armor est, cette fois, partie prenante du projet en détenant 34 % des parts. Outre ces deux acteurs majeurs, BAE regroupe quatre banques (Crédit mutuel de Bretagne, Crédit Agricole, Banque populaire de l'Ouest, Crédit coopératif), le syndicat mixte du Zoopôle, la Chambre des Métiers et Côtes-d'Armor développement. « C'est une démarche partenariale faite au bénéfice des entreprises, explique Gilbert Gaspaillard, vice président de Saint-Brieuc Agglomération et nommé président de la SEM. L'agglomération voulait se réapproprier son équipement et la CCI s'impliquer davantage dans la prise de décision. » Ce passage à un mode de gestion en prestation de services signifie que, désormais, l'agglomération percevra les loyers et supportera les conséquences financières de la gestion de ces bâtiments. « Nous souhaitions à travers cet investissement, que les élus s'imprègnent de la culture de l'entreprise et s'impliquent davantage dans le développement économique. »




Une vocation à grandir et à mutualiser les moyens

Si la structure change, les interlocuteurs seront les mêmes puisque l'équipe d'inno TSD est conservée. Jean-Charles Minier, ancien directeur de la société gestionnaire du site, en sera le directeur. S'agissant des projets européens développés par inno TSD au sein de Cap Entreprises, ils demeureront sous la responsabilité de la société niçoise, l'agglomération n'ayant pas souhaité les reprendre à son compte. Pourtant, le champ d'action de la SEM a bel et bien vocation à s'élargir. « Dans cette logique, nous commençons à nous préoccuper de la récupération future des locaux de Chaffoteaux. De fait, à terme, c'est bien l'ensemble du patrimoine économique et industriel de l'agglomération qui devrait être géré par la SEM, dont le chiffre d'affaires prévisionnel avoisinera les 360.000?. Cette dernière pourra d'ailleurs, en outre, se voir confier la gestion des bâtiments de l'ensemble de ses actionnaires. »


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