La saison des résultats bancaires fleurit. La Caisse des dépôts ne déroge pas à la règle, même si celle-ci ne se présente pas comme une banque comme les autres. Son directeur régional pour le Grand Est, Patrick François, rappelle en effet que « la Caisse des dépôts est fondée sur le modèle du fonds d'épargne qui correspond à la collecte de l'épargne populaire des Français. Cette épargne est transformée en liquidité pour du financement de longue durée, du financement d'intérêt général envers les collectivités territoriales ou le logement social, entre autres, ce que ne peuvent pas faire les banques ». En 2016, dans le Grand Est, la Caisse des dépôts a enregistré 2,6 milliards d'euros de dépôts bancaires et a investi 50 millions d'euros en fonds propres dans des projets du territoire, contre 15 millions en 2015. « Cette progression spectaculaire est due à une présence plus forte des équipes de la Caisse sur le territoire », détaille Patrick François. « Quand nous sommes passés dans notre configuration "Grand Est", j'ai territorialisé les équipes, comme nous l'avait demandé notre directeur général, Pierre-René Lemas, ce qui nous permet aujourd'hui d'être aussi présents dans l'Aube qu'au centre-ville de Nancy ». Sur ces 50 millions d'euros, l'effet levier a permis de générer 500 millions d'investissement. Autre chiffre clé de l'activité de la Caisse des dépôts, le volume des prêts contractualisés : il ressort à 1,1 milliard d'euros pour l'année 2016.
Energie verte et fibre optique dans le Bas-Rhin
Sur cette enveloppe d'investissement, le Bas-Rhin en représente près de 40 millions. À titre d'exemple, la CDC s'est engagée auprès de la société Rosace, groupement délégataire de la DSP pour l'équipement de l'Alsace en fibre optique. Patrick François a par ailleurs souligné que « selon la demande du Gouvernement, la CDC axe ses prêts vers la croissance verte ». Dans ce contexte, la Caisse est devenue actionnaire à hauteur de 20 % de la joint-venture entre Energie de Strasbourg et le groupe Roquette en charge de l'exploitation de la première centrale de géothermie en eaux profondes destinée à l'industrie à Rittershoffen (67). De plus, la CDC a contribué à financer l'opération Campus de l'Université de Strasbourg aux côtés de la Banque européenne d'investissement pour rénover et construire de nouveaux bâtiments universitaires.
Tourisme et numérique dans le Haut-Rhin
L'enveloppe investie dans le Haut-Rhin par la CDC en 2016 est de l'ordre de 3,7 millions d'euros. En parallèle, dans le département, la CDC a accordé un prêt subordonné de trois millions d'euros au parc d'attraction du Petit Prince pour contribuer à la deuxième phase de son développement. Enfin, la CDC mise sur la cité du numérique en devenir et a apporté 320.000 euros de fonds propres au projet du KM0 à Mulhouse.
Logement et numérique en Meurthe-et-Moselle
Dans la Métropole du Grand Nancy, la Caisse a agi principalement comme un « opérateur de transition » : soutien de la première heure du dossier Lor'N Tech, la Caisse est toujours autour de la table pour boucler le financement du bâtiment totem à Nancy, qui doit sortir de terre dans le quartier Rives-de-Meurthe, à proximité de la Solorem. Toujours au chapitre de la transition territoriale, la Caisse des dépôts a signé un engagement financier global de 120 millions d'euros de prêts sur fonds d'épargne pour accompagner le bailleur Meurthe-et-Moselle Habitat dans un programme de développement sur la période 2016-2017. La stratégie de développement du bailleur est structurée autour de deux axes : 760 logements livrés entre 2016 et 2018 et 2 000 logements réhabilités au niveau thermique jusqu'en 2017. Dans le cadre des Investissements d'avenir, les équipes de la Caisse se sont engagées sur le programme d'Ecocité Alzette-Belval, pour un montant de 3,8 millions d'euros, qui permettra de faire sortir de terre deux immeubles.
Logement et PHBB en Moselle
La Caisse des dépôts a accordé 147 millions d'euros de prêts pour le logement social en Moselle : le surcroît d'activité des organismes a incité la Caisse à utiliser le PHBB, pour Prêt haut de bilan bonifié, à hauteur de 20 millions d'euros en 2016.