Les hommes
Tous les deux Parisiens, les créateurs de Busybee se sont rencontrés il y a une dizaine d'années durant leurs études. Ingénieur en électronique, Vincent Alvo, 28 ans, a évolué pendant cinq ans à Cardiff, dans un bureau d'études qui accompagne les entreprises dans leurs projets innovants. Ingénieur télécoms, Yann Cocatrix a évolué au sein d'Orange et d'Alcatel, où il a fait du développement de produits. Cet été, les deux hommes ont créé, à Nantes, Busybee, une SAS au capital de 20.000 euros.
Le concept
Le site internet Busybee.io est une plate-forme de crowdfunding qui finance, sous forme de dons et de pré-ventes, les objets des inventeurs. Parmi les premières inventions que l'on retrouve sur le site : un phare de vélo que l'on peut connecter à son smartphone ou une enceinte sans fil. Avant la collecte de fonds, Busybee propose aux inventeurs des outils leur permettant de tester le marché, auprès de la communauté web, de trouver un nom, de fixer un prix, etc. Une fois les fonds obtenus, les entrepreneurs proposent d'accompagner l'inventeur dans la phase d'industrialisation de son produit. Busybee se rémunère de deux façons : en prenant un pourcentage sur les campagnes de crowdfunding réussies et en commercialisant les prestations de conseil et de sourcing visant à industrialiser les inventions.
Les perspectives
Busybee compte surfer sur la vague des « makers » et des « Fablab », ces lieux où le grand public peut concevoir ses propres prototypes, notamment grâce à des imprimantes 3D. On en compte une cinquantaine en France. « Les outils sont de plus en plus simples. Avec du temps, de la sueur et très peu d'argent, il est possible de créer des objets », indique Vincent Alvo qui compte à terme réussir à soutenir un projet par semaine.
Les besoins
Sur le plan financier, les créateurs cherchent à boucler un tour de table de 100 à 200.000 euros. Pour attirer des inventeurs sur le site, les créateurs veulent aussi tisser des partenariats avec les Fablab.
Busybee
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