Apparus de façon structurée en France il y a une dizaine d'années, les business angels arrivent enfin en Sarthe. LeMans Sarthe Investissements, crée en septembre2010, a tenu sa première réunion de présentation courant janvier. Le club y a annoncé son adhésion au réseau France Angels, une fédération regroupant 85 clubs, soit 4.000 business angels et 280 entreprises financées pour 125millions d'euros investis (chiffres 2009). Pour rappel, les business angels sont des investisseurs privés, parfois réunis en club, qui souhaitent investir leurs fonds propres dans de jeunes entreprises novatrices. Outre le soutien financier qu'apportent ces investisseurs, ils s'engagent aussi dans une relation personnelle de soutien et d'accompagnement. Le jeune entrepreneur pourra bénéficier du réseau et de l'expérience de son business angel, ce qui est précieux pour réussir.
Des investisseurs présents en Sarthe
Pourquoi une création si tardive en Sarthe ? Pour Jean-Michel Blaquière, de Carrefour Entreprise Sarthe, et à l'initiative du projet, il s'agit juste d'une explication pratique. «Il ne faut pas y voir un désintérêt des Sarthois, mais un manque de temps pour l'organisation et les quelques contraintes administratives, alors que les investisseurs sont bel et bien là». Il est vrai que le lancement du club en janvier a fait salle comble. «Déjà une vingtaine d'investisseurs privés se sont fait connaître pour intégrer notre club, et nous visons entre 40 et 50 adhérents rapidement», explique Joël Plessis, président du nouveau club, et gérant de Citya Termeau Garnier.
Un outil de développement territorial
Le club sarthois investira sur des créations ou développement d'entreprises, mais pas seulement dans l'innovation. Les sommes investies peuvent aller de 3.000 à 300.000euros. Faire appel à un ou plusieurs business angels, c'est faire le choix d'ouvrir son capital, ce qui permet de bénéficier de fonds et d'un bon réseau. Or, il est aujourd'hui acté qu'une entreprise accompagnée a beaucoup plus de chances de réussir au terme du fameux cap des cinq ans. Selon les membres réunis, cela incitera aussi le banquier, parfois réticent devant une création d'entreprise, à s'engager avec un entrepreneur bien soutenu. Ce fut le cas de Guillaume Richard, créateur d'O2, qui ayant trouvé des business angels, a vu son banquier apporter une somme plus importante que celle initialement prévue. «Les business angels sont un outil de développement territorial. Leur regroupement au sein d'un club est une chance pour les entreprises sarthoises», conclut Jean-Michel Blaquière.
Le premier club de Business Angels vient de se constituer en Sarthe et permettra à des investisseurs privés de rencontrer et d'aider de jeunes entrepreneurs locaux.