Démarré en 2010 par Befesa Valera, le projet de la nouvelle unité de traitement de résidus ferritiques, hautement chargé en zinc, est en cours d'achèvement. La production doit démarrer ce mois-ci sur le site gravelinois avec «un plan de montée en puissance courant juillet», précise le directeur du site, Denis Chevé. La nouvelle entité Befesa Zinc Gravelines se couplera à l'unité déjà existante de recyclage des résidus industriels, aciérie essentiellement. «La création de la nouvelle unité répond à un besoin du groupe. C'est du transfert interne. Nous devons y recevoir les matières premières des sites d'Europe du Nord, et notamment d'Allemagne.» Maintenant que les différentes phases de test sont terminées, la filiale du groupe espagnol peut garantir qu'elle respectera sa stratégie de développement. Dans l'immédiat, Befesa Zinc sera en capacité de traiter 70.000 tonnes. D'ici à un an ou deux, le site espère valoriser 100.000tonnes de zinc. «C'est un marché important avec des perspectives de développement conséquentes», ajoute Denis Chevé. Sa stratégie pour y arriver: «Passer d'un fonctionnement en 3x8 à une organisation en cinq équipes la semaine et le week-end, en feu continu». Avec l'unité de Recytech, à Fouquières-les-Lens, Befesa disposera d'un véritable pôle de compétence au nord de Paris. «Cet investissement redonne confiance aux employés. L'entité de Gravelines a souffert de la crise, notre carnet de commande a baissé. On a dû arrêter la production à plusieurs reprises. Les 80salariés du site n'étaient pas rassurés», selon Denis Chevé. Un signal fort du groupe espagnol.
Virginie Wojtkowski
RECYCLAGE. À Gravelines, le groupe espagnol a investi pour créer une unité de lavage d'oxydes de zinc. Une vingtaine d'emplois supplémentaires doivent être créés.