L'activité repart au secteur entreprises de la Banque Populaire à Lorient. «Depuis la rentrée, nous sentons un redémarrage assez important des investissements, notamment en termes de rachats d'entreprises», note Hervé Prioux. «Sur les huit premiers mois de l'année 2010, nous n'avions traité qu'un ou deux dossiers. Depuis septembre, nous avons déjà travaillé sur cinq dossiers en deux mois.» Laurence Caillaud, conseillère clientèle entreprise fait le même constat concernant les investissements en matériel: «Nous traitons de nombreuses demandes de crédits-bails, plus du double de l'an dernier.» S'agit-il d'un redémarrage ?technique ?après un gel volontaire des investissements le temps que les entreprises fassent le dos rond ou d'investissements de croissance, plus révélateurs d'un vrai réveil de l'économie? «Nous n'avons pas encore le recul pour le mesurer. En janvier février, on y verra plus clair», signale Hervé Prioux.
Marché entreprises revu
Pur produit de la Banque Populaire où il a commencé au guichet, Hervé Prioux trouve ses marques à Lorient. Il y a un peu plus d'un an, il y avait succédé en tant que directeur d'agence Entreprises à Jean-François Bouchard, appelé à d'autres responsabilités à Nantes. «Le marché entreprises s'est réorganisé au cours de l'été 2009», explique Hervé Prioux. «Auparavant, il y avait un directeur pour chacun des trois secteurs géographiques Loire-Atlantique, Morbihan/Finistère-Sud, Maine-et-Loire/Vendée. Désormais, Luc Sauvage est directeur de secteur entreprises et responsable de onze agences.» Hervé Prioux pilote un demi-portefeuile de clients tout en dirigeant une équipe de quatre personnes.
Généralistes prescripteurs
Depuis la création de l'agence grandes entreprises il y a deux ans, les clients de plus de 80M€ de chiffre d'affaires comme certains colosses agroalimentaires pontivyens sont gérés depuis Nantes. «Nous sommes un peu comme des médecins généralistes», explique Hervé Prioux. «Avec le renfort possible de toute une palette d'experts qui peuvent intervenir sur des problématiques d'implantation ou de suivi de compte à l'international, de marchés de taux ou de change, de fusion/acquisition...», complète Laurence Caillaud. La BPA revendique 30% de taux de pénétration sur les PME dans son secteur. «L'activité internationale est importante à Lorient, avec d'ailleurs une spécificité import plus marquée encore que l'export», glisse Hervé Prioux. «Il y a toute une ingénierie financière à maîtriser pour les moyens de paiement et les garanties.»
Tél.: 02.97.84.45.97.
Frémissement de reprise au secteur entreprises de la Banque Populaire Atlantique.