Banque de France : Ce que prévoit la restructuration
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Banque de France : Ce que prévoit la restructuration

Banque Pointée du doigt par la Cour des comptes, la Banque de France va réduire ses effectifs de 40 % dans la région avec la fermeture d'agences et de caisse.

Publié en début d'année, le rapport de la Cour des comptes était sans équivoque: la Banque de France doit s'astreindre à une sévère cure d'austérité et gagner en compétitivité. Dans ce sens, la banque a présenté un plan de restructuration qui prévoit la suppression de 2.000 postes à horizon 2020, sans licenciements mais via le non-remplacement d'un départ à la retraite sur deux. «L'objectif de ce plan de restructuration est de moderniser le réseau et de diminuer ses coûts, tout en conservant la qualité du service rendu. Cela est rendu possible par les technologies de l'information», mentionne Catherine Boucher, directrice régionale de la Banque de France. Dans les Pays de la Loire, cette restructuration implique en particulier la suppression, à compter de 2016, de la caisse d'Angers, celles de Nantes et duMans étant conservées et verront leur rôle renforcé. L'antenne économique de Cholet sera également fermée, ainsi que les bureaux d'accueil de Fontenay-le-Comte et des Sables d'Olonne, d'ici 2015. Les succursales de Laval et d'Angers perdront par ailleurs leur activité de suivi et d'analyse des entreprises. À horizon 2020, ces tâches seront assurées par des centres de gestion partagé installé à Nantes, LeMans et à La Roche-sur-Yon.




Baisse de 40% d






es effectifs

Dans la région, la Banque de France emploie 360 collaborateurs. À l'issue de ce plan, ses effectifs devraient diminuer de 35 à 40%. Les syndicats s'opposent à ce plan, dénonçant une baisse de la qualité de service. «Nous continuerons d'assurer nos missions auprès des entreprises, qui représentent 30% de nos activités dans la région, et de traiter les dossiers de surendettement des particuliers. La banque de France doit s'adapter à son environnement, dans l'intérêt des finances publiques», explique Catherine Boucher.

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