La prochaine rencontre de l'Audélor se déroulera le vendredi 3 février chez AOS au Celtic Submarine de Keroman, à quelques mois de l'étape de la Volvo Ocean Race. Avec ce type de rendez-vous, l'Agence d'urbanisme et de développement économique du pays de Lorient trouve un nouveau champ d'action. Des rencontres professionnelles? Un rendez-vous réseau? Un cocktail de présentation d'entreprise ? Tout cela et en même temps autre chose: c'est l'impression qu'on ramène des événements Audélor, organisés entre midi et deux et non en soirée comme c'est l'usage. L'occasion par exemple pour une trentaine d'entreprises et une quarantaine de personnes de découvrir concrètement le nouveau Technocentre Syleps à Lorient. «Une entreprise emblématique du pays de Lorient, qui s'intéresse à la Chine, à la Russie: on aimerait en avoir beaucoup comme ça», souligne Philippe Leblanche, directeur de l'Audélor. L'objectif de Syleps est de se «maintenir en champion's league», comme aime à le dire son président Philippe Loiseau. Pour ce faire, ce spécialiste du convoyeur (tapis roulant industriel) investit en recherche et développement.
"Marketing industriel"
À tel point que, d'un génome originel plutôt électronique, son ADN évolue vers l'informatique et les progiciels de gestion. Pour Sydel, faire visiter son entreprise relève de ce qu'on appelle le "marketing industriel". En s'appuyant sur son "technocentre" léché avec ses machines parfaitement mises en avant et son architecture audacieuse (des colonnes couleur lilas dans une usine!). Pour les participants, c'est l'occasion de picorer des informations.
«Collaborations communes»
Ces dates sur l'agenda restent surtout un bon moyen de cultiver son carnet d'adresses pour des entreprises comme Camka System, Le Lu Marine, Nautix, Ouest Imprimerie ou Spac. «Le fonctionnement en réseau est primordial», remarque Franck Lauféron de Le Lu Marine. «Je peux ainsi sortir de mon entreprise. Cela ne m'apporte pas d'affaires directement, mais me permet d'échanger pour trouver des pistes de collaborations communes.» Christian Le Cagnec, chargé de mission à l'Audélor, constate que deux entreprises d'un même secteur peuvent être dans un cas en difficulté et dans l'autre s'en sortir convenablement. «La capacité à travailler en réseaux fait la différence», note-t-il.
LORIENT Visites d'entreprises, décors surprenants, horaires décalés : en matière de culture des réseaux, Audélor veut imposer sa différence.