C'est l'une des peurs nouvelles auxquelles sont confrontées les entreprises... Celle de devoir faire face, au travers les réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter, à une attaque masquée et souvent incontrôlable dans ses conséquences, de sa réputation professionnelle. Avec en premier lieu, les nombreux forums ou autres blogs comparatifs qui n'hésitent pas à tailler dans le vif, à coup de commentaires acerbes, un produit, une prestation ou un service.
Un risque réel d'atteinteà l'image de l'entreprise
Si la critique peut régulièrement s'avérer légitime, il existe toutefois un risque réel de diffamation ou d'atteinte à l'image de marque d'une société. «C'est dans ce sens qu'Axa a souhaité lancer un complément d'offre à des produits existants, précise Gilles Henrio, agent général à Saint-Brieuc et parmi les premiers dans le département à innover sur ce créneau. L'objectif est de donner les outils nécessaires aux chefs d'entreprise pour mieux assurer leurs matériels informatiques et défendre leur réputation personnelle et professionnelle sur internet.»
Couvrir le matériel en cas de cyber-attaque
La première extension de garantie concerne le bris de machines. «Nous couvrons ainsi les pertes financières liées à une cyber-attaque par des hackers. Une saturation du serveur peut avoir des répercussions importantes sur l'activité d'une entreprise, notamment celles qui se développent dans l'e-commerce.» À côté de cela, le contrat type de production juridique de l'entreprise peut désormais intégrer une assistante e-réputation. «Nous intervenons quand le mal est fait pour réparer les dégâts. Cela passe par la constitution d'un dossier qui reprend les éléments de dénigrement ou de diffamation publiés sur internet. Un médiateur est alors nommé pour retrouver le ou les internautes ciblés et entamer avec eux des négociations à l'amiable pour obtenir un droit de réponse, ou parvenir au retrait des commentaires.» Faute d'accord, la protection juridique se met alors en marche pour prendre en charge, tout ou partie, des frais de procédures. «L'idée est de réagir très vite à l'image du web. Globalement le surcoût est de l'ordre de 4% annuel sur la prime normalement proposée. C'est un coût mais le jeu en vaut la chandelle pour se protéger de ces attaques qui deviennent malheureusement de plus en plus courantes. Elles peuvent toucher tout le monde, de l'e-commerce au site vitrine.»
Axa Henrio
(
Saint-Brieuc)
02 96 33 00 66