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Arc Industries investit 12 millions d’euros dans un nouveau site de production
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Arc Industries investit 12 millions d’euros dans un nouveau site de production

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La PME de tôlerie et chaudronnerie fine Arc Industries a posé la première pierre de sa future usine, qui devrait lui permettre d’accroître ses capacités de stockage et sa productivité. Avec cet investissement de 12 millions d’euros, l’entreprise iséroise compte également remporter de nouveaux marchés.

Julien Polat, maire de Voiron, Romain De Tellier, président d’Arc Industries Group, Bruno Cattin, président de la Communauté d’agglomération du Pays Voironnais et Juliette Gros, directrice de la maîtrise d’œuvre chez Lefebvre Hellio — Photo : Arc industries

Romain de Tellier, président d’Arc Industries Group (45 salariés ; 10 M€ de CA en 2024), PME spécialisée dans la tôlerie et la chaudronnerie fine, a de grandes ambitions pour son entreprise.

Le dirigeant, qui a repris cette société iséroise en 2016, a annoncé un investissement de 12 millions d’euros pour la construction d’un nouveau site de production, à quelques kilomètres seulement de l’usine actuelle. Objectif : réunir en un même lieu la supply chain pour réduire les délais, sécuriser les flux, augmenter la productivité et élever le niveau de service rendu aux clients.

"Nos clients grands comptes ont besoin de concentrer leur production au même endroit. Notre site actuel n’était plus assez grand pour nous permettre de stocker toute la matière première et les mètres carrés d’atelier ne sont pas suffisants non plus", entame Romain de Tellier, également vice-président du Medef Isère. "Je suis persuadé que notre entreprise a de belles perspectives, dans un contexte de relocalisation de la production industrielle", poursuit le dirigeant.

Un projet soutenu par l’actionnaire

Ce projet majeur a été validé par le co-actionnaire d’Arc Industries, le fonds Family Vignal, entré au capital de l’entreprise en 2021. Le fonds d’investissement avait à l’époque apporté 3 millions d’euros, pour permettre à l’entreprise de poursuivre sa croissance. "Ces 12 millions d’euros ont quasiment exclusivement été financés par de l’emprunt bancaire et via une subvention européenne, fléchée par la région, qui a permis de financer à hauteur de 20 % l’enveloppe de 5 millions d’euros destinée à l’achat de nouvelles machines", poursuit le dirigeant.

Cibler de nouveaux marchés

Côté marché, ce nouveau site devrait permettre à l’entreprise de cibler des segments variés et orientés vers la transition énergétique : énergies, mobilités douces et décarbonées, mais aussi des secteurs à fort contenu technologique et réglementaire (MedTech, robotique médicale, transition énergétique, environnement, etc.) avec pour ambition de doubler le chiffre d’affaires d’ici 2030.

Une usine du futur

Construit sur un terrain de 11 000 m2, le futur bâtiment comprendra 3 800 m² d'atelier de production et 1 100 m² de bureaux. "Nous avons optimisé le foncier. Le futur bâtiment sera assez haut pour stocker beaucoup plus de composants. Et nous aurons encore 800 m² transformables en mezzanine nous permettant de recréer des espaces pour faire de l’assemblage", avance le dirigeant. L’entreprise a également investi dans des stockeurs de tôle, connectés aux machines de découpe, évitant ainsi de nombreux flux logistiques. "Ces machines vont nous faire énormément gagner en productivité", explique le dirigeant.

Le toit de l’usine sera recouvert de panneaux solaires, qui couplés à des systèmes de récupération de chaleur fatale, permettront de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 5 % par an. Les premières machines seront livrées au printemps 2026 pour une mise en production du site prévue à l’automne de la même année.

Une entreprise adaptée

Le projet inclut également la création d’une entreprise adaptée, destinée à favoriser l’insertion professionnelle de personnes en situation de handicap à partir de 2027, avec un objectif de 10 salariés concernés. "Nous allons créer une entreprise adaptée sur les métiers de la production et des métiers techniques, qui sera une filiale intégrée au sein d’Arc Industries", explique encore Romain de Tellier. "Nous mettrons les ressources RH et l’accompagnement nécessaires aux besoins de ces salariés", poursuit le dirigeant. Une démarche qui traduit la volonté du groupe de faire de son développement industriel un levier d’inclusion sociale durable, qu’il veut en cohérence avec sa vision d’une industrie responsable et régénérative.

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