Aquitaine Valo : Renforcer les moyens pour la détection et la maturation des projets

Aquitaine Valo : Renforcer les moyens pour la détection et la maturation des projets

Nouvelle directrice d'Aquitaine Valo, la structure de valorisation de la recherche de l'Université de Bordeaux, Maylis Chusseau souhaite construire une stratégie de propriété industrielle et augmenter les moyens de la maturation.


Quel est le rôle d'Aquitaine Valo?


Notre métier c'est la valorisation des résultats de la recherche toute matière confondue pour le compte des établissements membres du Pres et les associés

*. Il existe une manne de résultats scientifiques qui ne sont pas exploités par le monde économique car ils ne les connaissent pas. Notre rôle est de détecter ces résultats à fort potentiel économique, de faire du démarchage auprès des entreprises et de piloter le transfert de technologie.


Quels sont les services proposés par Aquitaine Valo?

Nous intégrons la chaîne complète de valeur de l'innovation: gestion du partenariat et de l'activité contractuelle; gestion de la propriété intellectuelle; détection, maturation et licensing d'un savoir-faire ou accompagnement à la création d'entreprise. En fait nous assurons un peu le back-office des chercheurs. Actuellement nous gérons 80 brevets et 23 licences.


En tant que nouvelle directrice, quels vont être vos axes de travail?

Je souhaite construire une véritable stratégie de la propriété industrielle et également accroître les moyens de la détection et de la maturation. Nous allons recruter un juriste et un chargé d'affaire et augmenter le budget consacré à la maturation (validation technique, économique et juridique).


Dans les prochains mois une nouvelle organisation va également se mettre en place?

Effectivement, l'Incubateur régional aquitain va intégrer le Pres d'ici à la fin de l'année. Par ailleurs nous sommes parmi les sept structures en France qui travaillent à la création d'une société de valorisation, filiale du Pres, qui serait dédiée à la maturation de projets à fort potentiel économique. L'État devrait rendre sa décision avant la fin de l'année.




*UPPA, CHU, Institut Bergonié, Estia, Ensam, BEM, l'école d'architecture