Fabricant ou distributeur de matériels et de produits de désinfection (lingettes, savons, gels hydro-alcooliques...) pour les entreprises agroalimentaires, Anti-Germ France a vu ses commandes multipliées par 10 en prévision du risque de pandémie grippale. «Mais nous servons en priorité nos clients existants», déclare Frédéric Monachon, le directeur général. Anti-Germ appartient au groupe chimique allemand BK Giulini. Ce dernier investit 1,5million d'euros sur son site français de Vaas (72) pour regrouper en mars ses deux unités françaises (Arnage et Vaas), augmenter fortement sa capacité de production et optimiser les flux de son usine Anti-Germ France. Le nom Penngar reste une marque commerciale, mais le groupe a souhaité, avec Anti-Germ, harmoniser toutes ses filiales en Europe pour souligner la finalité de leur métier. L'ensemble s'inscrit dans le trio de tête des producteurs européens pour l'hygiène et la désinfection en agriculture et agroalimentaire, en partant de l'hygiène de la traite et des traitements par l'eau de boisson en élevage pour aller jusqu'au nettoyage. Anti-Germ France compte 59 personnes et réalise 19,6M€ de CA sur les 555M€ du groupe chimique. Les volumes devraient être cette année de 3 à 4% supérieurs pour dépasser les 25.000 tonnes. Pour 2010, Frédéric Monachon envisage une croissance de 7% et l'embauche de quatre salariés. À terme, la capacité de l'unité atteindra 40.000t. «Le grand Ouest regroupe 65% de nos marchés en France, élevage comme agroalimentaire», explique Frédéric Monachon. Actuellement, c'est la directive biocide, qui impose aux producteurs de molécules de repasser par la procédure d'autorisation, qui mobilise l'énergie de la filiale.
Dans la Sarthe, l'entreprise spécialisée en hygiène et désinfection pour l'agriculture et l'agroalimentaire augmente sa capacité de production d'un tiers. Sans compter les effets bénéfiques de la grippe A...