« Notre objectif est de faire grossir notre site, nous envisageons une croissance externe courant 2016. Nous avons quelques cibles sur la région », annonce Christophe Brossard, dg d'Anjou électronique, sous-traitant électronique basé à Longué-Jumelles, et filiale du groupe parisien Deroure (500 salariés, 32 M€ de CA). L'entreprise, qui emploie 140 personnes en Anjou et 60 sur son second site de production en Tunisie, est spécialisée dans le manufacturing de câblages électriques complexes pour l'aéronautique, le spatial, la défense et la sécurité, le médical. Avec des clients prestigieux comme Dassault, Thalès, Ariane, MBDA... et deux nouveaux marchés remportés en 2014 : la réalisation de faisceaux pour l'A320 Neo et la participation au projet du drone Watchkeeper de Thalès. Le sous-traitant vient également de se voir confier le développement et la réalisation d'un moyen de test pour le coeur électrique d'un avion civil. Autre bonne nouvelle, la première vente à l'export du Rafale (24 unités signées avec l'Égypte en février). Un avion sur lequel Anjou électronique intervient sur 9 produits, dont les commandes de vols. « La cadence n'augmente pas pour nous, avec toujours 11 unités par an. Mais cela nous amène deux à trois ans d'activité supplémentaire et des perspectives sur d'autres ventes à l'export attendues. » En parallèle, la société essaie de se développer sur le secteur de l'énergie. C'est notamment avec cet objectif qu'elle a intégré, il y a un an, Neopolia, le pôle de compétences ligérien dédié à l'aéronautique et au spatial.
La sortie du plan de sauvegarde prévue en 2015
Affichant un chiffre d'affaires 2014 stable par rapport à 2013, à 10 M€, Anjou Électronique, placée en plan de sauvegarde en 2010 pour une durée de 8 ans, a renoué avec les bénéfices depuis 2012. L'an dernier, elle a lancé une procédure de lease-back (transaction financière dans laquelle une entité vend un de ses actifs mais en conserve l'usage en le louant) qui est en cours. Une procédure accompagnée par la BPI et un partenaire privé, destinée à réinjecter de la trésorerie et qui « devrait permettre de solder le plan de sauvegarde, dès 2015 pour construire le futur », explique Christophe Brossard. Le site de Longué, qui occupe une surface de 5.500 m², a la capacité d'accueillir 70 personnes supplémentaires. En Tunisie, cette capacité monte à 200.
Nouvelle implantation à Bourges pour le groupe
Le groupe Deroure, dirigé par Anne-Charlotte Fredenucci est basé à Châtillon (92). Il est composé des filiales Ametra Ingénierie (bureau d'études/ingénierie de systèmes mécaniques et électriques) avec 5 agences en France (Bordeaux, Toulouse, Aix-en-Provence...), Ametra Expression Numérique (bureau de calculs), Anjou Electronique et Anjou International en Tunisie ainsi que deux antennes commerciales à Bordeaux et Toulouse. Ametra vient de s'implanter en région Centre afin de se rapprocher de l'un de ses grands donneurs d'ordres. Ce bureau devrait employer 30 à 35 personnes avant fin 2015. Deux autres projets d'implantation sont prévus dans les années qui viennent, en Allemagne et en Anjou. « L'idée est de se rapprocher de nos clients, notamment allemands. Cette proximité devrait se concrétiser par de nouvelles affaires pour l'ensemble du groupe », souligne Christophe Brossard. Un groupe qui s'est recentré sur ses activités stratégiques avec la cession, fin 2013, de sa société parisienne d'évènementiel Bepa (4 M€, 50 salariés). « Aujourd'hui, nous sommes en croissance. Malgré la perte de chiffre d'affaires lié à cette cession, le groupe affiche un CA 2014 de 32 M€, équivalent à celui de 2013. »
Anjou électronique
(Longué-Jumelles) dg : Christophe Brossard CA 2014 : 10 M€ 140 salariés (+ 60 en Tunisie) 02 41 83 43 60 www.anjouelec.fr