Un an après l'annonce de la reprise de la chaîne angevine par Saïd Chabane, le patron du Sco d'Angers - qui en a pris officiellement les rênes en avril dernier -, l'ambiance est plutôt sereine dans les locaux d'Angers Télé.
Un maximum de direct
Les huit postes ont été maintenus, la chaîne est disponible en HD depuis avril et 2016 marque son arrivée sur les box Free en plus de celle d'Orange. Angers Télé, qui recense 70.000 spectateurs par semaine (chiffres Médiamétrie), dispose également depuis septembre d'un studio au stade Jean Bouin, relié en fibre aux locaux de la rue de la Rame. Un investissement de 75.000 ? et un équipement qui permet de proposer 2h30 de direct les soirs de match. « Notre souhait est d'avoir un maximum d'émissions en direct », explique Saïd Chabane. La chaîne peut désormais décrocher l'antenne sur des événements. Pour renforcer cette démarche, elle s'est par ailleurs dotée depuis la rentrée de septembre d'un fil actu. Et il n'y en a pas que pour le Sco dont le volume sur la grille demeure identique (30 %) tout en favorisant le direct (entraînements, commentaires d'avant match, débrief...) et en limitant les rediffusions. Le coeur de la chaîne demeure le journal de 18h45 et une émission politique sera relancée prochainement.
Un budget réduit
Passée d'une SEM (Société d'économie mixte) à une société privée (une première en France), la chaîne locale créée en 2013 par les collectivités a vu ses subventions publiques (ville d'Angers et Angers Loire Métropole) fondre de plus de moitié : de 700.000 ? à 300.000 ?. Avec un budget réduit - près de 600.000 ? cette année pour 800.000 ? auparavant) -, son nouveau propriétaire est confiant. « Pour vendre davantage, nous devons avoir des programmes de qualité. C'est notre objectif. »
Bénédicte Hascoët
Nouveau studio au stade Jean Bouin, création d'un fil actu, émissions en direct, passage en HD..., la télé angevine fait le point un an après l'annonce de sa reprise.