Angers 7 : L'incertitude plane
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Angers 7 : L'incertitude plane

Nantes 7 en redressement judiciaire depuis le 2septembre, les regards se tournent désormais vers sa petite soeur, Angers 7. Car Sipa-Ouest-France est également l'actionnaire majoritaire (34%) de la télé angevine à parts égales avec la collectivité publique, la Sem Serca (33,5%). Le groupe de presse rennais, qui a comblé 7 des 10M€ de pertes cumulées de Nantes 7 en cinq ans, n'entend pas rééditer l'opération pour Angers 7. Ouest-France, qui n'a jamais caché son faible intérêt pour une chaîne héritée de son rachat du Courrier de l'Ouest, a donc sondé d'éventuels repreneurs pour se débarrasser d'un dossier encombrant et se recentrer sur la presse écrite. En 2008, pour le premier exercice, le déficit d'Angers 7 se montait à 760.000 € pour 400.000 € de recettes. Cette année, les pertes devraient avoisiner les 700.000 €. Pour survivre, Angers 7 doit lever le même montant en fin d'année. Ouest-France a donc besoin des deniers publics, qui vont êtres difficiles à trouver. «Nous ne remettrons pas d'argent au capital», déclare ainsi Jean-Claude Bachelot, adjoint au maire d'Angers et président de la Sem Serca. Le contrat d'objectifs de la Ville avec Angers 7 se termine en 2010, avec une dernière dotation de 500 K€. En trois ans, 2,250M€ auront été versés. Sur une zone de 450.000 téléspectateurs potentiels, Angers 7 veut encore croire qu'elle a sa place dans le paysage télévisuel. En coulisses, garantie aurait été faite d'éviter le dépôt de bilan. De quoi rassurer les 18 salariés d'Angers7? Rien n'est moins sûr.

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