Alouette : Des fonds Rothschild entrent au capital de la radio
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Alouette : Des fonds Rothschild entrent au capital de la radio

MEDIAS Rothschild Investment Partners entre au capital de la radio des Herbiers. Il accompagnera ses projets d'expansion via de nouvelles fréquences ou croissances externes.

S mall Caps, c'est le nom des fonds d'Edmond de Rothschild Investment Partners (Edrip) qui viennent d'entrer à hauteur de 19% au capital d'Alouette. «Depuis sa création, la radio a démontré un succès en termes d'audience et de développement commercial. C'est quasiment une institution dans l'Ouest», explique Romain Ohayon, directeur de Participations chez Edrip. Les autres actionnaires extérieurs-Océan Participations et CM-CIC respectivement présents à 7% et 11% du total-ont par ailleurs réinvesti. Bertrand de Villiers reste majoritaire avec environ 60% des parts.




Velléités à Saintes, Rennes, Bordeaux et auMans

Si le montant apporté par le groupe Rothschild n'a pas été communiqué, l'investissement moyen pour ce type de small caps (spécialisé dans le capital développement de PME) se situe entre deux et sept millions d'euros en moyenne. Avec généralement une durée d'investissement de cinq ans. Cette levée de fonds servira à accompagner «l'exploitation de nouvelles fréquences et/ou des opérations de croissance externe». Assez peu disserte sur ses projets, la radio confie tout de même avoir des ambitions d'expansion. Parmi ses cibles figurent les villes de Bordeaux, de Rennes, duMans et bien d'autres encore. «Nous répondons à des appels à candidatures, notamment à une 36e fréquence sur Saintes, en Charente-Maritime, que nous avons bon espoir d'obtenir d'ici à la fin de l'année», annonce Bertrand de Villiers, président d'Alouette. Outre ce type de démarche longue et difficile en raison d'un spectre analogique aujourd'hui saturé, l'autre solution pour la radio consiste en un «rapprochement par syndication de programmes». Autrement dit, un rachat d'une société dont la programmation est proche du positionnement d'Alouette, cela afin de ne pas trahir les cahiers des charges initialement fixés par le CSA. C'est ce qu'a fait la radio vendéenne lors de la reprise de Radio Beau Soleil à Ancenis et à Châteaubriant.






L'axe Caen-Bordeaux ciblé

Depuis sa création en 1981, sur le Mont des Alouettes, la radio n'a cessé de s'étendre sur l'arc atlantique. Revendiquant une position de numéro un régional en France avec environ 1% de l'audience française, sa présence couvre aujourd'hui quatre régions (Bretagne, Pays de la Loire, Centre et Poitou-Charentes). Soit un bassin de 5,5millions d'habitants. Son ambition? «Couvrir à terme l'arc Caen-Bordeaux, qui correspond à la route des Estuaires, répond Bertrand de Villiers. Pas question d'aller plus loin. Car après on sort de notre pertinence radiophonique et économique. L'échelle des dépenses ne sera pas rattrapée par notre rentabilité. Les programmes ne correspondraient pas non plus goût au des auditeurs. Ou alors, il faudrait changer de concept». Dotée de 19 décrochages d'info et de 24 zones publicitaires gérées entièrement depuis les Herbiers, Alouette n'exclut pas ouvrir une seconde agence à Rennes ou Bordeaux pour mener à bien ses projets. Deux agglomérations de plus de 500.000 habitants qui constituent «un élargissement de nos frontières, considérable, comparé à notre zone actuelle.» Quid du numérique? «On est dans le flou total. Notamment depuis que le gouvernement a refusé la candidature de Radio France, commente le dirigeant.De toute façon nous serons présents sur les nouvelles technologies: diffusion sur Internet et smartphones. On commence déjà à avoir une audience sur iPhone...»

Alouette



(Les Herbiers) Président: Bertrand de Villiers 35 salariés 6,2M€ de CA 02 51 91 21 21

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