Subissant de plein fouet les conséquences de la crise sur leur principal client, Arcelor Mittal, quelque 200 salariés de l'usine Akers France à Thionville sont contraints au chômage partiel depuis le 12janvier. L'entreprise spécialisée dans la production de cylindres pour les aciéries appartient à un groupe suédois et emploie environ 250 personnes sur le site de Thionville. «Nous avons dû trouver une solution pour compenser notre perte d'activité engendrée par l'arrêt des hauts fourneaux d'Arcelor Mittal», explique Philippe Bello, directeur général de la division des cylindres forgés d'Akers France. Un chômage partiel qui entraîne une perte de salaire mensuel d'environ 6 à 8% pour les salariés concernés. Solidaires, les cadres de l'entreprise cherchent eux aussi à participer à l'effort global. «Pour le moment, plusieurs pistes ont été abordées, ne reste plus qu'à se mettre d'accord sur l'action à mener.» En attendant, la direction s'organise afin de mettre en place des formations internes et guette les annonces faites par le préfet qui prévoit de débloquer des crédits pour la formation. «La situation n'est pas évidente mais il faut savoir aussi regarder son côté positif. Elle nous laisse plus de temps pour mettre en place des actions de progrès afin d'être plus fort lors du redémarrage».
À Thionville, l'usine Akers France, spécialisée dans la production de cylindres pour les aciéries est au chômage partiel pour une durée encore indéterminée.