Triste fin pour cette start-up nantaise. Il y a un an, Afrostream intégrait Y Combinator, le plus célèbre accélérateur de start-up de Californie. Aujourd’hui, la plateforme de vidéos africaines et africaines-américaines met fin à ses activités, faute d’avoir trouvé sa rentabilité. Son fondateur Tonjé Bakang, revient sur cette aventure dans un long texte publié en ligne.
Et voici l’une de ses conclusions : « Lancer une start-up c’est comme créer un profil Tinder. À première vue c’est attrayant. Quand on y regarde de plus près, ça a l’air compliqué. Au troisième coup d’œil, ça s’annonce insurmontable. Mais comme dans toutes les rencontres amoureuses, lancer une start-up commence par de la passion mais finit quelques fois par un déchirement. Comme dans toute relation, la peur de souffrir à la fin ne doit pas occulter tout le bonheur qui précède. C’est exactement la même chose avec l’entreprenariat. Après un échec, il faut recommencer. Si c’était à refaire, je le ferais. »
Il confie avoir discuté toute l’année 2017 avec des potentiels repreneurs américains. Mais cet été, Tonjé Bakang s’est finalement résigné. Quatre ans après sa création, Afrostream n’a pas réussi à rassembler plus de 25.000 abonnés. Pas suffisant pour trouver sa rentabilité. « L’investissement de 120 000 dollars de Y Combinator était un montant énorme pour moi, même si ce montant ne me permettait toujours pas de lancer mon service de streaming », rapporte Tonjé Bakang. « On ne peut pas aller dans une arène de gladiateurs muni d’une épée de paille », poursuit-il.
« C’est à ce moment-là que j’ai réalisé que contrairement à ce que je pensais Afrostream n’était pas une startup mais un média avec des besoins de financement liés à l’industrie audiovisuelle. Dans notre industrie, il est tout à fait normal de ne pas être rentable les premières années. », analyse-t-il.
Afrostream faisait travailler 8 salariés.
Afrostream, c’est fini. Après deux ans de commercialisation, la start-up qui avait lancé le « Netflix » africain, basée à Nantes, met fin à ses activités. Dans un long texte, son fondateur revient sur les raisons d’un échec.