Le 23février, l'Adeto (association des entreprises de Toulon-Ouest) a dévoilé les résultats de son enquête environnementale réalisée en novembre2009 auprès de 500 entreprises. Cette action, soutenue par l'Ademe et l'agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse, vise à long terme une optimisation collective de la gestion des déchets sur la zone. Il ressort de ces résultats que 84% des entreprises de la zone bénéficient de la prestation ordures ménagères de la mairie et sont finalement traitées de la même manière que les usagers.
Et, pourtant, parmi les entreprises ayant répondu au questionnaire, 72% d'entre-elles déclarent produire des déchets d'emballage carton, 26,5% des palettes bois, 43% des emballages plastique et 22% du papier. Bref, rien à avoir avec la production d'un ménage! Mais ils sont néanmoins soumis au même traitement, du moins pour la plupart. En outre, cette même enquête révèle que seules 30% des entreprises sont sûres d'être en règle pour leur gestion des eaux et effluents. Ces constatations faites, les entreprises ont fait part de leurs difficultés rencontrées. Leurs réponses, pour certaines surprenantes, montrent qu'elles manquent a priori pour la plupart d'une connaissance appropriée en matière de déchets. Elles ne sont par exemple que 3,5% à déclarer rencontrer des difficultés dans l'identification des déchets... Alors que les professionnels du déchet avouent quelques fois avoir du mal à s'y retrouver. Elles ne sont aussi que 15% à se sentir désarmées face à l'information réglementaire, pourtant très complexe et en constante évolution. Enfin, 12,5% avouent que la mise en place de la gestion des déchets représente a priori un coût important.
Des entreprises intéressées
En définitive, les entreprises semblent peu sensibilisées à la gestion des déchets. Mais elles sont néanmoins 65% à avoir répondu être intéressées par la mise en place d'une gestion collective et 45% se sont dits prêtes à participer à la réflexion pour la mise en oeuvre. Elles sont enfin 67% à déclarer que la conformité environnementale constitue pour elles un enjeu important. Il ne manquerait donc pas grand chose pour que les choses changent? «Les entreprises sont même prêtes à payer. Ce qu'elles veulent c'est que quelqu'un règle le problème à sa place et qu'elles n'aient plus du tout à s'en préoccuper», remarque un dirigeant de la zone. Alors, l'Adeto qui souhaite voir un jour se mettre en place une gestion optimale des déchets d'entreprises propose des pistes. Et, en tout premier lieu, c'est l'organisation d'une réunion avec les trois communes, Véolia et l'agence de l'eau pour accorder les violons. Autre engagement pris par l'Adeto: la constitution d'une liste de prestataires qui font des collectes sélectives et l'étude d'une éventuelle mise en place de points d'apports volontaires pour des déchets particuliers et peu volumineux. Enfin, reste à en suspens l'idée d'une collecte collective pour des déchets comme le carton ou le papier, si les entreprises expriment le souhait de se rassembler.
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L'Adeto a mené une enquête fin 2009 pour identifier les déchets de ses entreprises. Les résultats publiés, elle souhaite désormais les prendre en compte pour mettre en place une gestion mutualisée.