Morbihan

Agroalimentaire

Ambitions indonésiennes pour La Fruitière du Val Evel

Par Ségolène Mahias, le 02 mai 2018

Avec 80 % de son activité réalisée à l'international, La Fruitière du Val Evel cible désormais l'Asie du Sud-Est, et notamment l'Indonésie. En parallèle, la PME investit sur l'innovation pour se différencier.

Frédéric Guillemin, président de La Fruitière Val Evel dans le Morbihan
Frédéric Guillemin préside La Fruitière du Val Evel, créée par son père dans les années 1960. La PME compte aujourd'hui une vingtaine de salariés et réalise 7,4 millions d'euros de chiffre d'affaires. — Photo : Ségolène Mahias

C'est au cœur des vergers, en Centre Bretagne, que La Fruitière du Val Evel trouve les ingrédients d'une croissance continue. L'activité arboricole, née dans les années soixante à Naizin, est toujours au cœur de l'entreprise agroalimentaire. Ses purées de fruits ont gagné en variété et son terrain de jeu s'est bien élargi. Sur les 7,4 M€ de chiffre d'affaires que réalise la société (6 M€ en 2014), 80 % sont générés à l'international. "A l'étranger, nos produits sont utilisés majoritairement par des pâtissiers ou des glaciers. Cela s'explique par le rayonnement culinaire tricolore et l'excellence à la française", souligne Frédéric Guillemin, dirigeant de La Fruitière. 

Certification halal

Aujourd'hui, la société commercialise ses purées dans 40 pays dans le monde. Le commerce hors frontières est dans l'ADN de la PME : ses premières ventes hors hexagone ont démarré il y a 22 ans. "Nous sommes quasiment dans tous les pays européens mais aussi dans le grand export", commente Frédéric Guillemin. Et c'est à l'international que La Fruitière du Val Evel pourrait décrocher un nouveau débouché majeur. Fin avril, elle a participé au salon FHA à Singapour. "Nous pouvons désormais aller chercher de la croissance et implanter notre marque en Asie du Sud-Est." L'entreprise s'intéresse particulièrement au marché indonésien. Son usine dispose de la certification halal, un atout majeur dans ce pays musulman. 

La Fruitière du Val Evel dispose de 20 hectares de vergers.
La Fruitière du Val Evel dispose de 20 hectares de vergers. - Photo : DR

Son outil de production est dimensionné pour accueillir des volumes supplémentaires. La Fruitière du Val Evel s'est dotée d'une nouvelle usine de 3 000 m² en 2006. 3 000 autres m² sont réservés au stockage, à la partie surgelée, l'emballage et aux activités agricoles. "Nous disposons de 20 hectares de vergers où l’on cultive des groseilles mais aussi des framboises de ronce que nous sommes parmi les seuls à proposer." À ce jour, l'entreprise travaille pas moins de 55 fruits différents qu'elle propose ensuite sous forme de purées de fruits en frais ou en surgelés mais aussi en coulis ou en sauce. Son activité de sourcing est importante : 30 % de ses approvisionnements viennent de France, 35 % d'Europe et 35 % du reste du monde. 

Outil industriel unique

Seule en Bretagne sur son activité, La Fruitière se définit comme "petit Poucet" face aux gros acteurs de la Vallée du Rhône. Pour se distinguer, Frédéric Guillemin et ses 23 salariés entendent raisonner "en termes de signature. Nous devons conserver au maximum le caractère brut du produit." Cette quête de naturalité des produits a amené l'entreprise à investir dans un équipement innovant, un système de pasteurisation à froid en haute pression à 6 000 bars. De quoi lui assurer une longueur d'avance sur ses concurrents car étant la seule sur son coeur de métier à en être dotée.

Pour La Fruitière, cet appétit d'innovation est récompensé par de belles références. Certains de ses produits sont utilisés par le pâtissier Pierre Hermé, connu pour ses macarons haut de gamme, et l'école de cuisine Alain Ducasse. Elle a également pour ambassadeur le glacier vannetais Alain Chartier, meilleur ouvrier de France en 2000.

Frédéric Guillemin, président de La Fruitière Val Evel dans le Morbihan
Frédéric Guillemin préside La Fruitière du Val Evel, créée par son père dans les années 1960. La PME compte aujourd'hui une vingtaine de salariés et réalise 7,4 millions d'euros de chiffre d'affaires. — Photo : Ségolène Mahias

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