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DB Schenker : Un siège social 100% vendéen

Par F.G, le 09 septembre 2016

TRANSPORT Positionné sur la messagerie, le fret maritime et aérien ou encore la logistique, DB Schenker France a choisi Montaigu pour unique siège. Huit millions d'euros ont été injectés pour rénover et étendre ses bureaux. Interview du président, Cyrille Bonjean.
Le Journal des Entreprises
Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

C


yrille Bonjean, vous venez d'inaugurer le nouveau siège de Schenker France à Montaigu. Il rassemble l'ensemble des directions nationales. J'imagine qu'il s'agit d'un gros agrandissement... Les travaux viennent de s'achever ?


Cyrille Bonjean : Notre surface de bureaux a été portée de 3.700 m² à 7.250 m², on a donc presque doublé les locaux. S'il n'y a pas eu de nouvelles constructions en tant que telles, d'anciens quais destinés au transport de messageries ont été reconvertis en bâtiments administratifs. Au passage, les anciens bureaux ont été rénovés du sol au plafond. Notre devanture refaite avec une façade en verre décorée d'images représentant nos métiers. Après 14 mois de chantier, les dernières finitions se sont achevées quelques heures avant l'inauguration fin juin.


À combien s'élève l'investissement pour ce chantier ?

Plus de huit millions d'euros.


Aujourd'hui combien de salariés travaillent au siège ?

Au total, on compte 390 personnes rattachées au siège, fonctions nomades comprises, c'est-à-dire les directeurs et formateurs, responsables de ventes, etc. Physiquement parlant, environ 320 collaborateurs travaillent à Montaigu. Aujourd'hui, les services de comptabilité, paie, RH au sens large ou encore l'informatique sont centralisés en Vendée. Les directeurs du fret aérien et maritime, ainsi qu'une partie du service logistique restent en région parisienne. À noter qu'entre mai 2015 et mai 2016, 110 personnes ont été recrutées pour assurer le transfert des services et accompagner notre développement.


Des salariés Franciliens vous ont suivis en Vendée ?

Pas vraiment. Peut-être un sur cinquante, pas plus. Pour les autres, on a mis en place un système d'aide au reclassement en interne ou en externe. Il y a du mouvement dans l'entreprise. Chaque année, on dénombre 1.000 recrutements, entre autres pour compenser des départs en retraite.


Le siège de Schenker-Joyau, la branche du transport routier, se trouvait déjà à Montaigu. Vous y avez adjoint celui de Schenker SA, jusqu'ici à Gennevilliers (92), après la fusion des deux entités. Pourquoi avoir choisi de tout regrouper en Vendée et non en région parisienne ?

Quand la fusion des deux entités a été réalisée, décision a été prise de ne conserver qu'un seul siège. Or d'un côté, il y avait Schenker SA qui chapeautait le fret maritime et aérien et l'activité logistique. Et de l'autre Schenker-Joyau, sa filiale, pour tout le transport routier. Vu que cette dernière pesait 65 % de notre chiffre d'affaires, pilotait 4.500 de nos 6.000 salariés français, avec plus de compétences sur son siège, qu'elle portait l'essentiel des accords salariaux... C'était plus simple. La filiale a donc absorbé sa société-mère.


Cette décision s'explique-t-elle aussi par une logique de coûts ?

Oui et non. D'un point de vue immobilier et salarial, les coûts s'avèrent certes plus faibles dans l'ensemble, mais ce n'est pas ça qui a motivé notre décision. Car on rencontre d'autres problématiques en Vendée. Trouver un comptable ou un communicant qui parle bien anglais, par exemple, s'avère un peu plus compliqué.


De quels atouts dispose la Vendée ?

Le cadre de vie, l'environnement y sont plus agréables. Ensuite, sur un siège parisien, les équipes connaissent un fort turnover, Là-bas, nos salariés s'avèrent davantage sollicit

és pour intég

rer d'autres sociétés. Conserver nos collaborateurs devrait être plus simple ici.




Pour qui travaillez-vous dans la région ?

Par exemple avec le fabricant de pétrins de boulangerie VMI, les laboratoires Ponroy, le spécialiste du génie climatique Atlantic, en Vendée, le fabricant de bateaux choletais Nicols...


Le transport reste un métier difficile, avec un niveau de résultat souvent assez faible. Comment vont les affaires ?

Je confirme que c'est un métier difficile. Toutefois, on reste en croissance annuelle de chiffre d'affaires depuis au moins cinq ans, de 4 % à 5 % en moyenne. Rythme qu'on pense tenir en 2016. Et l'on fait partie des rares transporteurs rentables, notamment sur le secteur routier. Actuellement, l'activité aérienne se développe beaucoup. En revanche, la vente de transport maritime se porte moins bien, en raison d'une surcapacité sur les liaisons de porte-containers entre l'Asie et l'Europe. Nos performances s'expliquent notamment par la taille critique du réseau. Sur la partie messagerie, DB Schenker dispose du plus grand nombre d'agences en Europe. Au total, fret aérien, fret maritime et logistique inclus, le maillage s'étend sur 720 agences, dont 100 en France, tout cela en propre ! Si, par exemple, on ressent un tassement d'activité d'une région, on peut compenser par l'activité générée sur une autre. Autre avantage : être adossé à un gros actionnaire comme la Deutsche Bahn, la SNCF allemande, qui revendique une place de leader européen et de numéro deux mondial du transport et de la logistique. Cela nous permet d'investir. Enfin, je considère notre modèle d'organisation comme ultra-performant.


Une organisation « performante », c'est-à-dire ?

Concrètement, chez nous il y a moins de niveaux de structure. Ainsi, on a évité les schémas « directions, sous-directions régionales, etc. », généralement dotées d'assistants à chaque fois au passage. Nos 65 directeurs d'agences sont par exemple tous rattachés directement au patron national du transport routier.





Propos recueillis par F.G

. DB Schenker France
(Montaigu) Président : Cyrille Bonjean 6.000 salariés 1,3 milliard d'euros de CA 02 51 45 20 00 www.dbschenker.fr

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