Selon le bilan d’activité 2025 de RTE (le Réseau de Transport d’Électricité) en région Normandie, la progression de la production d’électricité amorcée en 2024 s’est poursuivie (+ 13 %), à 76 TWh, représentant 2,9 fois la consommation régionale. Elle majoritairement tirée par la filière nucléaire (+ 8,5 TWh soit + 14,1 %), suivie de l’éolien (+ 0,3 TWh soit + 9,6 %) et du solaire (+ 0,2 TWh soit + 41,4 %). Des résultats qui s’expliquent par la montée en puissance du dernier EPR de la centrale de Flamanville 3 (Manche). En revanche, la production de la filière fossile accuse un léger recul (-0.3 TWh soit-15,8 %), conformément aux tendances nationales, indiquant que la production d’électricité de la région est désormais décarbonée à plus de 97 %. La consommation d’électricité, stable depuis 2023 (26,1 TWh, soit -1,4 % vs 2024, soit 5,8 % de la consommation nationale), est appelée à augmenter : une dizaine d’industriels (dans les secteurs de l’hydrogène vert, l’e-méthanol et la bio-raffinerie) se sont engagés dans des contrats de raccordement au réseau électrique pour une mise en service d’ici 2032. D’ici 2035, la consommation d’électricité pourrait donc être multipliée par 4 dans la vallée de la Seine. À l’horizon 2040, RTE prévoit d’investir 17 à 21 milliards d’euros en Normandie pour raccorder les nouveaux producteurs et consommateurs (EPR2 de Penly, notamment).