Zac Neyrpic : Les Ateliers en voie de création
# Commerce # Investissement

Zac Neyrpic : Les Ateliers en voie de création

Urbanisme. La Commission d'aménagement commercial a donné son feu vert en juillet au projet de centre commercial présenté par le promoteur Apsys sur la Zac Neyrpic à Saint-Martin-d'Hères.

«C'est une étape déterminante mais non définitive», avance prudemment Maurice Bansay, le Pdg d'Apsys, promoteur du projet de centre commercial "les Ateliers", au coeur de la Zac Neyrpic à Saint-Martin-d'Hères. Si la décision favorable de la Commission d'aménagement commercial (CDAC) est importante, ces 24.000m² de vente attirent aussi la critique. Car la Zac Neyrpic est un programme gigantesque qui prévoit le réaménagement de vingt hectares, soit 93.000m² de Shon, accompagné d'un objectif de création de 1.500à 2.000emplois. Le projet se décompose en cinq pôles: tertiaire et hôtelier (10.000m²), domaine universitaire (9.000m²), santé (14.000m² pour la réalisation d'un bâtiment et l'extension de la clinique de Belledonne), hypermarché Casino (possibilité de redéploiement) et vie des halles (41.000m² dédiés au commerce de loisir et culture). Sur un budget fixé à 42,4M€, la participation de la Ville devrait s'élever à 10M€, auxquels abonderont la Métro et le Conseil général. Le plus avancé, le projet tertiaire, est porté par Nexity-Geprim; le chantier est en cours et la livraison de la première tranche attendue en 2012. Quant au pôle santé, c'est Icade qui assurera sa réalisation.




Passé industriel

Devraient donc suivre les halles, c'est-à-dire le centre commercial baptisé "les Ateliers" qui occuperont une surface de vente de 24.000m² répartie en 110boutiques, dix moyennes surfaces et quinze restaurants. Le centre devrait permettre la création de 500 emplois; 840 places de parking seront mises à la disposition des consommateurs. La réalisation architecturale, qui fait écho au passé industriel du site, a été confiée à l'architecte Arte Charpentier. Le début des travaux est prévu au 1er semestre 2012 pour une date d'ouverture annoncée au 1er semestre 2014.






Zone de chalandise

Maurice Bansay insiste sur «l'exemplarité du projet en matière de développement durable comme l'a souligné la CDAC», ainsi que sur «l'architecture qui respecte l'ADN du lieu». Entre l'avenue Gabriel-Péri et l'avenue Ambroise-Croizat, les halles offriront un espace "dedans dehors", articulé autour d'une place publique. Le promoteur table sur une zone de chalandise de 515.000habitants et promet «une offre alternative à celle du centre-ville de Grenoble et de Grand-Place». Pour l'heure Espace Montagne est la seule enseigne clairement positionnée sur le site. Le secteur de la restauration serait en décollage. Enfin, il est prévu que l'Espace Vertical, salle d'escalade, réintègre son "bloc" d'origine.




Le montant total de l'opération s'élève à 170M€



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Soutenu financièrement pas Sogecap (Société Générale), le promoteur laisse la porte ouverte à un troisième associé qui pourrait entrer à hauteur de 25% du capital.

Si le groupe Apsys avait été conduit à se séparer de la Caserne de Bonne en 2008 -en raison de la crise financière puis de sa séparation de son actionnaire d'origine Eiris- dans le cas des Ateliers, il n'a nullement l'intention de se désengager. Pour le Pdg, le potentiel de Grenoble n'est plus à démontrer et sa densité commerciale (896m² pour 10.000 habitants) est encore en deçà de celle de villes comme Toulon ou Strasbourg. «La deuxième ville du département doit bénéficier d'un vrai centre urbain», affirme-t-il. Et ce n'est pas le maire René Proby qui le contredira, ayant déclaré que «c'est un projet fondamental pour le renouvellement urbain des grandes zones nord de Saint-Martin-d'Hères.»




Des questions

Oui, mais autant de mètres carrés déployés ne sont pas sans générer quelques interrogations. En l'absence de Scot tangible (il est en révision jusqu'en 2012), les élus écologistes se demandent quelle est la cohérence avec le précédent schéma qui prévoyait la création de pôles commerciaux en dehors de l'agglomération grenobloise, à des fins de rééquilibrage de l'offre. «Comment l'avenue Gabriel-Péri pourra-t-elle encore supporter les 7,5millions de visiteurs annoncés par Apsys?», pointe encore l'élue écologiste Elisabeth Letz. C'est aussi une question d'orientation. Si la zone Neyrpic avait une vocation d'innovation, l'élue s'interroge sur la place accordée à des ateliers de préproduction pour accompagner le développement du campus, ainsi qu'aux entreprises ayant une activité de production et les pires difficultés à se loger, tandis que 10.000m² de locaux tertiaires sortent de terre dans une agglomération connue pour ses stocks de bureaux inoccupés. «Les besoins,

pour la ville et l'agglomération, s'expriment avant tout en termes de création d'emploi et de déploiement d'entreprises», rappelle l'élue.


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