Créée en 2024, Wavo compte 16 salariés selon ses indications. La start-up finance les stocks des entreprises en les rachetant temporairement, avant de les leur revendre progressivement au rythme de leurs ventes. Ce deuxième tour de table doit lui permettre d’aborder de nouveaux marchés, de recruter et de développer sa technologie. Il fait suite à une première levée de 3,5 millions d’euros, bouclée en février 2025. Ce premier tour avait réuni Clint Capital, Kima Ventures, HUB612 Participations et plusieurs business angels. Wavo indiquait alors avoir financé, en quatre mois, des biens pour plus de 2 millions d’euros et relevait à 500 000 euros le plafond de ses financements. Au total, la start-up indique avoir mobilisé plus de 13 millions d’euros depuis 2025.
Doubler les montants financés et envisager l’Europe
Wavo affectera ces fonds au développement de son infrastructure technologique et à de nouvelles embauches. La start-up intervient aujourd’hui à hauteur de 200 000 à 2 millions d’euros par entreprise et entend doubler cette capacité.
Wavo envisage en outre de s’étendre en Europe, en commençant par le nord du continent, avec le Royaume-Uni comme option. Elle ambitionne de devenir la référence du financement de stocks.
« Le stock est un actif sous-exploité de plusieurs centaines de milliards d’euros en Europe », commente Maxime Huerre, Investment Director d’Eurazeo, qui se dit convaincu que les outils et l’équipe de la start-up lui permettront d’y parvenir.
Un mécanisme d’achat-rachat de stocks
Dans ce schéma, l’entreprise cède temporairement son stock à Wavo mais continue de le commercialiser auprès de ses clients. Elle le rachète progressivement, au rythme de ses ventes, et Wavo prélève une commission à cette occasion.
Connectée à l’ERP du client, la plateforme s’appuie sur des agents d’intelligence artificielle pour estimer la valeur des stocks, analyser son modèle financier, puis en suivre les ventes en temps réel. Wavo présente cette formule comme un moyen de se financer sans s’endetter.
Selon la start-up, l’outil peut servir à absorber un pic saisonnier, à décrocher un référencement en grande distribution, à aborder un nouveau marché ou à reprendre une société.
Julien Decherf, cofondateur et PDG de Wavo, explique : « Une entreprise qui réussit vit un paradoxe : plus elle vend, plus elle doit financer du stock et immobiliser sa trésorerie ».
Une centaine de clients, du retail à l’industrie
Wavo dit avoir accompagné une centaine d’entreprises en deux ans. Ces clients se répartissent notamment entre l’énergie, la mobilité, l’équipement professionnel, le retail et l’industrie.
L’offre s’adresse à des activités tournées vers les particuliers, comme la cosmétique ou l’ameublement, mais aussi à des acteurs de l’industrie et des matériaux de construction.
Selon la start-up, les stocks qu’elle a financés totalisent près de 35 millions d’euros et ont généré près de 100 millions d’euros de ventes pour ses clients. Ce dernier montant correspond aux ventes réalisées par les clients, et non au chiffre d’affaires de Wavo.