C’est en 2010 qu’Étienne Jamin et Émilie Legros ouvrent leur première salle de sport Wake up Form à Bagneux (Saumur). Six ans plus tard, la marque revendique plus de 30 clubs dans toute la France, 33.000 adhérents, une centaine d’emplois, un chiffre d’affaires de 5 millions d'euros et continue à se développer en licence. Créé en 2013, le réseau Wake up Form a ouvert 10 salles en 2016 et table sur 20 nouvelles unités en 2017.
Libre service et coach personnalisé
Le concept ? Un accès en libre service de 6h à 23h, 7 jours sur 7, 365 jours sur 365. « L’idée est de pouvoir faire du sport à n’importe quelle heure quand on en a envie tout en y associant des services avec un coaching personnalisé et des cours collectifs », explique Étienne Jamin. Une souplesse qui séduit, notamment sur le créneau 6h-9h qui reçoit « de plus en plus de monde » avec quelque 70 passages quotidiens à Bagneux. Une salle financée sur fonds propres à l’équilibre dès la première année. Il faut dire qu’Étienne Jamin connaît bien son sujet. Après 11 ans chez Intersport et cinq ans comme commercial au sein de Matrix, un fabricant d’équipements de cardio-training, ce passionné de sport a eu le temps d’observer son marché avant de se lancer. « Je connaissais bien tous les clubs et leur stratégie de développement, particulièrement sur le grand ouest. En allant vendre, j’ai découvert un marché peu structuré… c’est là que l’idée est née. Et comme je suis Saumurois, je voulais créer ma boîte à Saumur. »
80 clubs sous trois ans
Si la marque possède quatre clubs en propre, c’est sous licence que le concept se déploie aujourd’hui. En décembre, deux nouveaux clubs ont ouvert à Saint-Rémy de Provence et Beaufort-en-Vallée. 20 ouvertures sont prévues en 2017. Idem en 2018 avec un objectif de 80 clubs sous trois ans. Il faut compter de 40 à 50 000 euros d’apport pour monter un "club type" : une salle qui emploie trois personnes, un manager et deux coaches, pour un chiffre d’affaires compris entre 250 et 400 000 euros. « On ne s’adresse pas à des gens qui ont uniquement envie de faire du business, mais à de vrais porteurs de projets qui partagent nos valeurs, notamment en terme de convivialité. Le sport, c’est aussi du partage !» Chaque nouvelle implantation est étudiée en fonction de la taille de la ville. « On réfléchit toujours au format du club (entre 700 et 1.200 m²), on ne veut pas de méga structure pour maintenir l’aspect convivial. » Les royalties représentent 5% du CA mensuel de chaque club. Sur 2016, la holding du réseau réalise une croissance de 45%.
800 000 euros investis en 2016
Après une année de structuration en 2016 avec l’achat du bâtiment de Bagneux pour le siège et le transfert du club dans de nouveaux locaux à quelques centaines de mètres (800 000 euros d’investissement au global), Wake up Form passera un cap en 2017 avec le lancement d’un nouveau concept en partenariat avec la société Pure Pulse. Baptisé Connect, il s’adressera à ceux qui ne fréquentent pas habituellement les salles de sport : personnes cardiaques, en surpoids, en burn out, seniors… « Avec Connect, on se positionne sur le secteur de la santé, de la remise en forme avec un encadrement spécifique en fonction des pathologies et jamais en libre accès. » Les premiers clubs devraient ouvrir en milieu d’année dans l’ouest, à Paris et Manosque. Et le chef d’entreprise ne s’arrête pas là. « Nous avons plusieurs autres idées dans les cartons dont nous finalisons les concepts. » Par exemple des clubs "boutique", des petites unités de 300 m² où ne sont pratiquées qu’une activité type bike ou boxe, une mode arrivée des pays anglo-saxons.
Des touches à l’export
Étienne Jamin a également l’export en ligne de mire. « Nous avons des touches au Maghreb », annonce le dirigeant qui lorgne aussi du côté de l’Europe de l’Est, en Pologne, Roumanie et Hongrie. « Nous allons faire des master franchises en cherchant des gens qui partagent nos valeurs. Nous pensons démarrer fin 2017 - début 2018. » Enfin, un site dédié à la diététique verra le jour cette année. « Et nous avons encore plein de choses à développer », assure Étienne Jamin qui ambitionne de maintenir une croissance annuelle de 30 % sur les deux prochains exercices.