Spécialiste en dépôt de nom de domaine et hébergement de site internet, Viaduc ne cache pas ses ambitions. «Notre objectif est de multiplier notre CA par 12 à cinq ans et de créer une quinzaine d'emplois au cours des quatre prochaines années», annonce sans ambages Mickaël Esnault, son dirigeant.
Sites en kit
Installée rue Faraday à Angers, au sein de deux blocs de 1.000m² prévus pour accueillir six autres entreprises où est engagé son dirigeant (Hegyd, Libbre...), la société mise sur un nouvel outil : un logiciel de création de site internet. Viaduc vient en effet de lancer début juin, une boîte à outils pour créer soi-même son site, achat du nom de domaine compris plus deuxheures d'accompagnement.
Le nom, une stratégie
Une offre globale de lancement de sites, à partir de 20 € qui explique le boom attendu. Mais l'entreprise espère aussi tirer profit de son coeur de métier, la gestion et la protection des marques sur Internet. «La toile est désormaisun annuaire indispensableet tout professionnel est amené à avoir à la fois un site et un nom pertinent pour être rapidement trouvé», insiste le dirigeant. C'est là qu'intervient Viaduc, pour distiller ses conseils: choisir le nom du site avant celui de la raison sociale, parfois prendre un nom générique autre que celui de la marque pour avoir plus d'impact, choisir l'extension suivant le marché ou l'implantation de l'entreprise...
Cybersquatting
Viaduc s'attaque aussi aux problèmes d'utilisation abusive d'une marque comme nom de domaine par un tiers, ou «cybersquatting». «France 2 vient de sortir d'un litige de plus de cinq ans avec un Japonais qui utilisait son nom pour un site pornographique, puis pour un site de casino», rappelle, à titre d'exemple, Marie-Thé Robin de Viaduc, comme pour souligner l'enjeu d'une bonne protection. Autre exemple: l'adresse renvoie vers une page de liens commerciaux (voire chez des concurrents), les clics donnant droit à rétribution. «Suivant le cas, on s'en tire pour un peu moins de 1.500 € et un mois de litige, via une procédure extra-juridique, ou pour plus de 2.500 € et un à trois ans de poursuites, si on attaque en dommages et intérêts», précise Mickaël Esnault. Parfois la négociation à l'amiable s'impose aussi. Et Viaduc de citer son intervention auprès d'un grossiste national en plomberie et chauffage, qui a changé de nom et commencé à communiquer dessus, sans s'apercevoir que l'intitulé était déjà pris. L'autre partie demandait 40.000 €. Coût du rachat après négociation: 6.000 €.
Le professionnel de la gestion et protection des marques sur le web enrichit son offre d'un logiciel de création de sites internet. Il espère crée un boom.