Après les 4,5 millions d'euros investis en 2013 pour agrandir son abattoir de porcs sarthois de Chérancé et disposer d'une station moderne de traitement des effluents puis, début 2016, l'entrée à son capital de Fleury Michon, à hauteur de 19 %, le groupe Vallégrain poursuit son objectif de croissance et envisage une seconde vague d'investissement conséquent. Il devrait ainsi consacrer fin 2016 et début 2017 aux environs de 4 millions d'euros à son projet de réorganisation et de rationalisation de la découpe en la rassemblant sur un seul site, en Sarthe. Basé dans l'Eure-et-Loir, le groupe Vallégrain et ses 90 millions d'euros de CA concentrent en effet ses activités d'abattage sur cette usine sarthoise. Il possède également trois autres sites de transformation : un atelier adossé depuis 1994 à son site historique de Coudray-au-Perche (28), un atelier à Rungis (92) de découpe et de commerce en gros, ex-Sodiviande, repris en 2012, ainsi qu'une participation dans les charcuteries du Moulin (ex-Saussereau) à Saint Aubin des Coudrais (72), atelier de charcuterie et de production de plats cuisinés frais ou appertisés dans lequel il est actionnaire minoritaire aux côtés d'Antonio Vaz depuis 2011.
Projet d'acquisition à Nogent-Le-Rotrou
La production de l'abattoir sarthois de Chérancé, repris en 1997, remis aux normes en 2002, atteint désormais 1.000 porcelets et 7.200 porcs par semaine. Il compte depuis 2013 une belle capacité de surgélation et un atelier de désossage de jambon. Auparavant installé à Coudray, dont les capacités étaient arrivées à saturation, il traite entre 11 et 12.000 jambons par semaine, le reste partant à Coudray et à Rungis. À l'issue de la réorganisation, Coudray pourrait se concentrer sur la saucisserie, une activité en pleine croissance, Chérancé conserverait l'atelier tête, Rungis jouerait à plein le rôle de plateforme pour le commerce de gros et le nouveau site rassemblerait la découpe, le désossage et une plate-forme logistique. L'intérêt d'une implantation à Nogent-Le-Rotrou paraît évident géographiquement. L'ex-abattoir AIM de Nogent-Le-Rotrou (28)
pourrait être ainsi repris et requalifié par les collectivités locales avant la signature d'un contrat de location-vente. Actuellement, des négociations sont en cours pour la reprise de cet ancien site AIM, entreprise liquidée l'an dernier.
Positionné exclusivement sur l'abattage/découpe de porcs sous signe de qualité (Label rouge, Bleu Blanc Coeur, Certifiés, VPF, porcs de région pour les IGP rillettes de Tours et Saucisses d'Auvergne...), Vallégrain abat des animaux pour le compte d'éleveurs dans un rayon de 100 kilomètres pour l'essentiel, mais aussi des animaux issus de sa propre production : le groupe, né en 1989 pour valoriser la production de sa ferme du lieu-dit Vallégrain (Coudray-au-Perche), possède en effet un troupeau de 150 truies de sélection, deux élevages naisseurs, un élevage de post-sevrage et un élevage d'engraissement sans compter la production de 700 tonnes d'aliments pour porcs par mois. Outre son activité porcine, dominante, Vallégrain est également présent dans le matériel et l'épandage (Valmat) ainsi que dans la boulangerie (Coudray-au-Perche, Luigny).
Agroalimentaire Le groupe Vallégrain prévoit de réorganiser son activité de découpe en rationalisant les activités des trois sites où elle est actuellement répartie, entre la Sarthe, l'Eure-et-Loir et Rungis. Montant envisagé : 4 M?.