Un mois vu par Michel Mallet
# Conjoncture

Un mois vu par Michel Mallet

Président SAS Bapdis US Quevilly

L'US Quevilly en finale de la coupe de France de football. J'ai vécu avec beaucoup de recul et d'émotion cette aventure. C'est quelque chose d'extraordinaire car, il y a un vrai décalage entre la performance sportive et la ferveur humaine qui s'est mise en place. La manière dont on a apporté du bonheur à tous ces gens est fabuleuse. Je suis très marqué par les témoignages de sympathie qui viennent de toute la France, beaucoup sont bouleversants. Cette émotion dépasse tout ce que j'avais pu imaginer. Ce qui fait avancer l'équipe. On ne réussit pas si on n'aime pas les gens avec qui on travaille. J'ai besoin de ressentir une forme d'affection, de sentir le respect. Si on n'aime pas les gens, on ne peut pas les faire avancer. Le simple talent chez un joueur ne suffit pas, il faut qu'il partage ma philosophie des choses; il y a des valeurs à partager dans le monde amateur. Il y a aussi le binôme entraîneur/président. Je suis très attaché à la qualité de la relation entre les hommes, à la confiance commune que l'on doit partager autour d'un projet! On ne se voit pas beaucoup avec Régis Brouard mais, j'ai une énorme confiance et on se dit les choses avec franchise et honnêteté. Je n'aime pas faire de l'interventionnisme, surtout quand les choses se passent bien depuis quatre ans. La motivation. Les joueurs de Petit-Quevilly ne signent pas pour gagner de l'argent, les salaires sont ceux d'un bon ouvrier spécialisé ou agent de maîtrise. Ce qui les motive c'est la pratique au quotidien de leur passion. Et puis, notre lieu d'entraînement est au pied des usines Petroplus: un vrai symbole qui permet de garder les pieds sur terre. L'avenir. Les garçons ont eu le talent de faire un parcours exceptionnel, en faisant cela, ils donnent à Quevilly des fondations en béton armé pour l'avenir. Le rêve. Lorsque j'ai pris les rênes de l'équipe en 2000, je n'ai jamais rêvé à une finale de coupe de France. Mais, cette fois, à chaque match, je me disais que ce serait dommage de ne pas passer l'étape suivante. L'équipe a créé un mouvement fabuleux et exceptionnel. On a tous le droit au rêve, et ce qui est fantastique, c'est l'engouement que nous avons suscité.

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