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sk. «Je suis sidéré du zoom fait sur le personnage. On en oublie presque qu'il y a une femme qui est la victime présumée dans cette affaire. En ce qui concerne DSK, nous n'avons pas à le présenter comme un coupable ou comme une victime. Il faut prendre du recul. Ce qui me marque également dans cette affaire, c'est la leçon que nous donne les Américains. Ils nous délivrent une leçon d'indépendance de leur justice en s'attaquant à l'un des hommes les plus puissants au monde. Notre système judiciaire français est plus feutré. J'ai été supris du phénomène mondial qu'a pu prendre cette affaire et de l'intérêt qu'une telle histoire peut susciter. Il suffit de voir les autres des ventes des journaux.»
Le RC Lens et le Losc. «C'est l'extinction d'un phare de l'économie artésienne et un nouvel éclat lillois. J'espère qu'à terme ce prisme économique s'équilibrera. Cette saison est l'année du Losc et on ne peut que s'en féliciter. Je reste supporter lensois. Il m'est difficile de voir cette équipe descendre. Le RC Lens est un élément fort de l'image de l'Artois. Arras, Béthune et Lens forment l'Artois mais sans l'aura d'une métropole. Le RC Lens permettait d'avoir une belle notoriété. A l'heure où il faut reconstruire, j'ai un peu peur pour le club. Après la descente de 2008, ils ont puisé dans leur réserve financière pour reconstruire. Là, pour cette seconde crise, je crains que ces réserves soient faibles. Il faut donc se féliciter de l'arrivée au capital du Crédit agricole. Désormais il va falloir reconstruire et beaucoup de joueurs de valeur sont partis...»
L'Euro. «Il y a deux volets actuellement dans le débat sur l'Euro avec l'endettement de la Grèce, du Portugal, de l'Irlande et celui de la volatilité de l'Euro par rapport au Dollar. Chez Arras Maxéi, nous sommes pénalisés par cette problématique. Nous gagnons actuellement 2 % de productivité et nous devons gérer 20 % de parité. Parfois, nous perdons un marché pour des questions de prix et pas de technique. Il faut donc protéger la zone Euro, c'est une force de frappe économique très puissante. Nous devons préserver cette solidarité qui est garante du système.»
P-dg d'Uniject à Bapaume et co-dirigeant d'Arras Maxéi Parcours Né le 9 août 1961 à Laventie Diplômé d'HEI (ex ESTIT) à Roubaix Dirigeant de Delcroix en 1998, Président de l'ex CCI d'Arras Vice président de l'Artois en charge d'Arras Président du Siadep Vice Président métallurgie pour l'Artois-Douaisis