Ufip : Les industriels sous pression
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Ufip : Les industriels sous pression

Début mars, l'Union française des industries pétrolières (Ufip) dressait le bilan annuel de l'industrie pétrolière, non seulement en France mais également en Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Après avoir indiqué les éléments forts de l'année 2009, à savoir la poursuite de la chute de la consommation (81,5M de tonnes, soit le même volume qu'en 1982) et le retour des prix à la pompe au niveau d'il y a cinq ans, Jean-Louis Schilansky, président de l'Ufip, a présenté les dossiers clés de 2010: la taxe carbone et la situation du raffinage.




Taxe carbone et marge brute de raffinage

Issue du Grenelle de l'environnement, la taxe carbone a pour but de modifier les comportements des consommateurs en augmentant les prix. «Pour nous, cette taxe est injuste. Elle vient s'ajouter au système européen des quotas et constitue donc une double peine pour les industriels», explique Jean-Louis Schilansky. La mise en place de la taxe carbone est pour l'instant fixée au 1erjuillet prochain et son montant a été fixé à 17€ la tonne de CO2. Un tarif qui représente au final une perte évaluée à 20milliards d'euros par an pour l'industrie, dont 300millions d'euros pour les professionnels du raffinage. «Il n'est pas possible de ponctionner une telle somme sur des entreprises soumises à la concurrence internationale et qui ne peuvent donc pas répercuter ce surcoût sur les prix. Il s'agit réellement d'une pénalité directe », ajoute le président de l'Ufip. En 2008/2009, la situation du raffinage a été caractérisée par une baisse de la demande alors que la capacité de production avait été augmentée. «Nous nous sommes trouvés avec un excédent de capacité qui a entraîné une chute de la marge brute de raffinage. Selon notre évaluation, les industriels perdent en moyenne 150millions d'euros par mois depuis mars2009. Il y a des soucis à se faire pour l'avenir du raffinage. Sur les 115 sites existants en Europe, 10 à 15% devront se modifier et certains devront fermer pour que l'on revienne à l'équilibre entre offre et demande ». En Paca, quatre raffineries sont installées sur le pourtour de l'Étang de Berre et traitent 24,5M de tonnes sur les 72 Mt raffinées en France. «Le port de Marseille est le poumon de l'activité pétrolière », commente Jean-Louis Schilansky qui ajoute par ailleurs que le projet de filiale de manutention détenu à 51% par le GPMM et à 49% par des opérateurs privés était encore en cours de discussion. «C'est une question clé encore ouverte... »

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