Le groupe agroalimentaire nantais met les bouchées doubles. « Entre 2015 et 2017, on va investir 13 millions d'euros par an en moyenne. C'est un effort significatif : au début des années 2010, on était plutôt entre 6 et 8 millions », indique Jean-Joseph Schiehlé, directeur administratif et financier de Tipiak. Ces près de 40 millions d'euros que le groupe de 1.200 salariés s'apprête à débourser seront répartis entre les différents sites de production ? Tipiak possède sept usines, toutes situées dans l'Ouest de la France. Principal objectif de ce programme d'investissement : améliorer les performances industrielles de l'entreprise dirigée par Hubert Grouès. Cette année, trois millions d'euros sont ainsi fléchés dans de nouveaux systèmes de renouvellement du froid de l'usine de Fouesnant (29), spécialisée dans la fabrication de plats cuisinés surgelés. Une enveloppe similaire permettra d'automatiser les lignes de production de l'usine de Pontchâteau. À la clé, des gains de compétitivité et une augmentation de 15 % des capacités de production de cette usine qui concocte notamment des produits sucrés, comme des macarons ou des mignardises. Autre investissement à Saint-Aignan de Grandlieu. Tipiak y investit cette année quatre millions d'euros, afin d'accroître les capacités d'emballage de son site spécialisé dans les produits d'épicerie (plats céréaliers, chapelure, etc.) et de moderniser une ligne de production de pain. Dans le même temps, le groupe poursuit le déploiement d'un nouveau système d'information, vaste chantier démarré il y a deux ans.
6 % de croissance
Ces investissements, Tipiak les réalise dans une phase de croissance. En 2014, l'industriel nantais affiche ainsi 185 millions d'euros de chiffre d'affaires, en progression annuelle de 6 %, et 4,5 millions d'euros de résultat net. Au premier semestre, l'activité est également en croissance de 6 %. Cette progression est alimentée par les bonnes performances de la marque Tipiak, qui représente 52 % du chiffre d'affaires du groupe. « Depuis dix ans, le chiffre d'affaires de l'entreprise progresse en moyenne de 4 à 4,5 % par an. Le chiffre d'affaires de la marque s'accroît de son côté de 8 à 8,5 % par an », indique Jean-Joseph Schiehlé. Ce qui explique cette forte progression de la marque nantaise ? La politique d'innovation produit de l'entreprise et les campagnes de communication. L'an passé, le groupe a ainsi investi six millions d'euros dans la création et la diffusion de films publicitaires télévisés. Ces investissements publicitaires mettant toujours en scène des Bigoudens, Tipiak « va les maintenir, voire les augmenter », confie Jean-Joseph Schiehlé. « Nous voulons continuer à faire progresser la marque à un rythme de croissance proche des deux chiffres », explique le directeur administratif et financier. Surtout, sur les bords de la Loire, on compte bien accroître la notoriété de la marque en dehors des frontières hexagonales. Ces trois dernières années, les ventes du groupe détenu par les familles Billard et Groult ont progressé de 8 % à l'international. Tipiak y réalise 10 % de son chiffre d'affaires, aussi bien en GMS que sur les circuits professionnels (industrie, restauration). L'ambition est d'aller au-delà, confie Jean-Joseph Schiehlé : « A l'international, on sait qu'on peut faire beaucoup mieux ».
Stéphane Vandangeon
Tipiak
(Saint-Herblain) P-dg : Hubert Grouès 1.200 salariés 185 millions d'euros de CA en 2014 02 28 03 09 30 www.tipiak.fr