STX : L'Etat aura son mot à dire
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STX : L'Etat aura son mot à dire

construction navale La vente de STX inquiète les élus locaux. L'Etat réaffirme son attachement au maintien des emplois et entend peser dans les discussions.

Le ministre de l'Economie Arnaud Montebourg compte bien jouer un rôle dans le choix du futur propriétaire du chantier naval STX qui emploie 2.400 salariés à Saint-Nazaire (44) et 100 à Lorient . « Il nous a confirmé que l'Etat serait un acteur incontournable dans le scénario qui prévaudra », indique, dans un communiqué, une délégation d'élus de Loire-Atlantique, conduite par Christophe Clergeau, vice-président du conseil régional des Pays de la Loire.




Quid de STX Europe

Tout comme Bercy, les élus locaux veulent "« éviter une prise de contrôle à visée agressive. » Ce à quoi répond Laurent Castaing, directeur général de STX France : « Il ne peut pas y avoir de candidats industriels autres que de la construction navale . Les chantiers navals sont les seuls crédibles. » Et le dirigeant d'écarter la peur de voir un concurrent reprendre STX France. ? « ça dépend. Il y a des alliances qui peuvent être bonnes sur certains aspects. On le voit avec Alstom et GE. C'est vraiment pas tout blanc ou tout noir. Cela dépend de qui s'intéresse à nous, pourquoi et pourquoi faire » Pour l'Etat, les priorités sont les suivantes : « la volonté de conforter l'emploi industriel et de maintenir le centre de décision R&D dans la région nazairienne. » De leur coté, les Coréens (KDB) ont mandaté le crédit suisse pour trouver des acheteursIls espèrent vendre STX Europe avant la fin de l'année. Cela recouvre des activités en Finlande et en France. il n'est pas exclu qu'il y ait des annonces dans l'été en Finlande - ce qui sous-entend que quelqu'un achète les activités finlandaises, et que quelqu'un d'autre achète STX France.




Minorité de blocage

Arnaud Montebourg dit que l'Etat est prêt à utiliser sa minorité de blocage - il possède un tiers du capital de STX France, filiale de STX Europe. Il se dit également prêt à s'appuyer sur le décret relatif aux investissements étrangers en France pour s'opposer à un repreneur jugé indésirable. Il se dit par ailleurs prêt à rechercher un ou plusieurs actionnaires industriels stables, si possible impliqués dans la construction navale et les énergie renouvelables, Le ministre de l'Economie se dit, enfin, prêt à accompagner ce ou ces futurs actionnaires, via une augmentation de la participation de l'Etat au capital de STX France. Seul souci pour le moment, les candidats à la reprise de STX ne se bousculeraient pas au portillon. Et ce, malgré le fait que le chantier naval a considérablement regarni son plan de charge depuis le début de l'année, avec les commandes de paquebots géants de MSC et de RCLL ou encore la commande d'un ferry pour Brittany Ferries. « Sur fond de questions, STX se tourne vers l'avenir. Le chantier naval vient de confirmer la construction d'une nouvelle usine dédiée aux sous-stations électriques pour les champs d'éoliennes offshores. L'investissement prévu se monte à 18 millions d'euros.

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