Soloc : Le loueur conforte son leadership
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Soloc : Le loueur conforte son leadership

Travaux publics Louant des engins pour l'entretien des routes, Soloc profite de la disparition d'un concurrent pour faire croître ses parts de marché en France, avec la montée en puissance d'une nouvelle filiale.

Basée à Vigneux de Bretagne, Soloc conforte son leadership sur le marché français de la location d'engins de travaux publics. La PME dirigée par Michel Chauvet profite des difficultés de l'Héraultais Belmonte, numéro deux du secteur, qui a été placé en liquidation judiciaire en avril dernier. Jeune filiale de Soloc, Fraisavia récupère une partie des personnels-commerciaux et opérateurs-de Belmonte et s'installe dans de nouvelles régions. Après Marseille et Colmar en 2011, les 60 collaborateurs de Fraisavia s'attaquent désormais aux marchés toulousain et montpelliérain, deux villes dans lesquelles Soloc est d'ores et déjà implantée. «Cela nous permet de conforter notre place de leader en France, où nous déployons près de 180 raboteuses, là où le deuxième acteur n'en a que 80. Sur le marché français, on estime leur nombre entre 750 et 800», indique Michel Chauvet. En Espagne et en Roumanie, Soloc compte moins d'une dizaine de machines dans des marchés actuellement confrontés à des problèmes de financement. Si Michel Chauvet n'exclut pas des développements dans d'autres pays européens ou au Maroc, c'est pour l'instant en France que Soloc tire l'écrasante majorité de ses revenus.




25% de croissance en 2012?

Avec la rapide montée en puissance de Fraisavia, le dirigeant ligérien anticipe une forte croissance en 2012. «Nous avons bouclé 2011 à 48millions d'euros de chiffre d'affaires. Nous tablons sur 60millions d'euros cette année», juge t-il. Soit 25% de croissance... alors que le secteur des travaux publics est en net recul. Tous segments confondus, il affiche une baisse de 3,2% des travaux réalisés au premier trimestre par rapport aux trois premiers mois de 2011. Et les perspectives sont encore moins joyeuses, les contrats signés au premier trimestre s'effondrant de 21%, selon la dernière enquête de la fédération nationale des travaux publics. Dans un contexte aussi morose, comment Soloc peut-elle se montrer aussi optimiste? «Nos machines interviennent dans 95% des cas pour de l'entretien de route. C'est un marché stable, car il touche à la sécurité des personnes et à l'environnement. Ces dernières années, notre croissance était maîtrisée. Elle s'accélère aujourd'hui parce que nous saisissons une opportunité», explique Michel Chauvet.




Hausse des coûts

Plus que le niveau d'activité, le président de Soloc dit surveiller desmarges «qui ont tendance à s'éroder». La faute, selon lui, à «une concurrence un peu sauvage», ainsi qu'à la hausse des matières premières. Comme le carburant ou le carbure de tungstène. Les cours de ce matériau très dense, dont sont constituées les dents des énormes fraiseuses routières de Soloc, se sont envolés de 27% l'an passé. Une charge loin d'être anodine. «Nous dépensons 1,2 million d'euros pour ces pics par an», souffle Michel Chauvet. La hausse du coût des matières n'entrave pas toutefois la bonne marche de l'entreprise dont les effectifs sont passés de 190 à 370 personnes en sept ans. Cela amène la PME à se structurer avec la récente nomination d'Antoine Clamageran, en provenance du groupe Berto, en qualité de directeur opérationnel de Soloc. Cela conduit aussi l'entreprise à doubler la superficie de bureaux de son siège social de Vigneux-de-Bretagne qui sera portée en septembre à 800m².

Soloc



(Vigneux de Bretagne) Président: Michel Chauvet 370 salariés 48M€ de CA 02 40 57 42 70

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