L'expert en électronique dédiée au dépoussiérage industriel, Sefram, a été repris en avril2008 par Cyrille Marchal. Ce repreneur de la société de Templemars aurait pu continuer sa carrière en tant que directeur général France/Benelux d'une multinationale, mais il a préféré se lancer dans la reprise. «J'ai fait un choix de carrière en reprenant Sefram qui était une structure saine et en bonne santé», considère le P-dg de la société nordiste.
À l'assaut de l'Allemagne et de la Pologne
Et ce dernier d'ajouter: «Depuis deux ans nous avons deux axes de développement: l'innovation produit et l'export.» Le concepteur, fabricant et commercialisateur de boîtiers électroniques, de sondes de poussières et d'automates destinés à la gestion de processus industriels de filtration d'air et de dépoussiérage, s'est lancé à l'assaut du marché allemand et polonais pour diversifier sa clientèle. Clientèle composée par des constructeurs de filtres (70% du CA) mais aussi par des industriels régionaux comme Tereos et Roquette. «J'ai embauché une responsable export et un VIE basé en Allemagne et je me suis entouré de structures comme CCI International, explique Cyrille Marchal. Un gros constructeur allemand vient d'accepter notre proposition. S'il nous suit sur du long terme et si notre présence sur le salon allemand porte ses fruits, le business va décoller en Allemagne. En ce qui concerne la Pologne, nous venons de signer un contrat avec un agent de distribution exclusive des produits Sefram.» Cette dernière a ainsi développé une gamme de 4 produits spécialement conçus pour l'export. C'est notamment pour cette raison qu'elle a reçu un prix Leadexport.
10% du CA pour innover
Outre l'export, l'entreprise de Templemars mise sur l'innovation. 10% de son chiffre d'affaires est réservé chaque année à la R & D. «Nous avons un bureau d'études. De la conception au cablage en passant par l'assemblage, les tests et la livraison, tout est fait ici», estime le P-dg de Sefram. Malgré une baisse de 20% de son CA en 2009 par rapport à 2008, soit un chiffre de 1,6M€, l'entreprise nordiste compte bien sur l'export pour remonter la pente. «Nous serons stables en 2010 et nous décollerons réellement en 2011. D'ici à trois ans l'export représentera 20% de notre CA contre 8% aujourd'hui», conclut Cyrille Marchal.
Innovation et export: telles sont les ambitions du repreneur de Sefram (Templemars) depuis 2008. Retour sur ces deux axes d'un développement qui se concrétise en 2010 en Allemagne et en Pologne.