«Nous avons de la chance d'afficher des résultats positifs, remarque Jean-Marc Barki. Sealock avance à son rythme, avec ses propres armes». En l'occurrence, la colle. Un marché porteur pour un produit que l'on retrouve partout, du simple timbre jusqu'au téléphone portable. «Impossible d'imaginer un monde sans colle»: c'est le credo, autant que l'argument ultime de Jean-Marc Barki. À la tête de Sealock depuis bientôt 15 ans, l'entrepreneur reconnaît pourtant devoir son destin à un concours de circonstances.
4.500 tonnes par an
«D'esprit indépendant, j'ai commencé sans le moindre diplôme, raconte ce dirigeant qui partage sa vie entre le Pas-de-Calais et Paris où réside sa famille. Après mon service militaire, j'ai intégré l'entreprise familiale.» Bien que la distribution de papier ne lui convienne pas, elle lui donne l'opportunité de lancer sa propre aventure industrielle, suite à un malentendu entre son frère, Pierre Barki, et John Young, fondateur de Sealock au Royaume-Uni. «Au tout début, notre activité dépendait largement des arts graphiques, avec des produits comme les enveloppes. Cela ne représente aujourd'hui qu'à peine 50% de notre CA, explique Jean-Marc Barki. Nous nous tournons désormais vers l'emballage, l'étiquetage mais aussi l'assemblage dans le bâtiment ou l'automobile.» Jusqu'ici ralentie par de trop lourds investissements, la capacité de production de Sealock atteint désormais 4.500T de colle par an. Fort de son expérience pendant 3 ans à la tête de la Fédération européenne des industriels de la Colle (Feica) qui pèse aujourd'hui 15Mds€, le gérant de Sealock engage aussi une réflexion environnementale. «Si la colle reste préférable aux agrafes, nous devons imaginer des façons plus sobres d'en consommer, face à une demande qui ne cesse d'augmenter», souligne-t-il.
Installée à Sallaumines où elle produit de la colle industrielle depuis 1996, la société pilotée par Jean-Marc Barki tient bon le cap de la croissance. Tout en misant sur sa petite taille.