«Il faut présenter le voyage comme un investissement et non comme une dépense, explique Jean Pierre Drioux, Travel Manager d'AXA. On se doit de communiquer auprès des voyageurs pour leur faire comprendre qu'il faut désormais optimiser les déplacements». Optimiser. Le mot est lancé. C'est la clé du succès pour 2010. Meilleurs tarifs, meilleurs horaires, choix des prestataires, tout le voyage passe à la moulinette du «best buy». Et ça marche. Entre 8 et 16 % d'économie sont ainsi faciles à réaliser. «Le secret c'est de mettre en place une politique voyage appliquée par tous, du patron aux salariés», explique Abdelaziz Bougja, patron des voyages chez Veolia. L'exemple est un moteur d'économies. Autre tendance pour 2010 : le «green travel», qui prend en compte la dimension développement durable. Si les entreprises y sont sensibles, la demande est encore faible du côté voyageurs. «Sur 100 grands voyageurs, à peine deux sont venus nous demander notre programme environnemental», reconnait Jean-Jacques Gou d'un cabinet de consulting international. A contrario, la sécurité sensibilise. Des cours et les formations sont dispensés aux cadres qui se déplacent en pays dangereux. Pour Michel Dieleman, le patron de l'Association Française des Travel managers, «il est du devoir de l'entreprise d'assurer une sécurité totale à ses voyageurs». Une règle de base qui ne se discute pas.
Communication, développement durable et sécurité : voilà les trois principales clefs qui guident actuellement les entreprises dans la refonte de leurs politiques voyage.