La R & D ne se limite pas à des études dans un laboratoire. Le responsable de la recherche et du développement de Lamy Lutti le sait mieux que quiconque.
Attentes des consommateurs
«Quand vous êtes devant une page blanche vous devez trouver quelque chose d'innovant à mettre dessus. Si vous restez seul dans votre bureau, il se peut que l'inspiration ne vienne jamais. Autant échanger avec les gens qui sont sur le terrain et qui peuvent sentir les attentes des consommateurs», confie-t-il. C'est pour cette raison qu'avant d'avoir pondu l'idée de Surprizz Diabolo, Yves Parvanchère a fait le petit tour des services. Du service gérant les relations avec les marques de distributeurs (MDD), en passant par les responsables de l'activité de l'export et par les équipes commerciales et marketing de la marque Lutti, les échanges ont été nombreux.
Des échanges constants
«Nous sommes constamment en relation. Outre la veille stratégique que nous menons, il est important qu'il existe des briefs réguliers entre le marketing et la R & D. Le but est de savoir la faisabilité d'un projet et si le public cible répondra favorablement. En tout cas, cela permet de limiter les risques d'échec», lance Frédéric Bistarelli, directeur marketing de la marque Lutti. Après ces briefs, la R & D et la technique reprennent leurs droits et élaborent des maquettes qui seront présentées aux grands de la distribution lors du dernier trimestre de l'année. «C'est un premier test commercial. Si les distributeurs le référencent, c'est déjà un grand pas», estime Yves Parvanchère, directeur R & D chez Lutti. Avec Surprizz Diabolo, l'essai s'est transformé. Le fabricant de bonbons nordiste enregistre une belle progression en terme de parts de marché en France, soit 13% en 2009 contre 11,5% à fin 2007. Il compte bien sur sa nouvelle innovation pour «atteindre le seuil des 14% en 2010», selon Frédéric Bistarelli.
Quand la R & D rencontre les services commerciaux et marketing chez Lamy Lutti cela donne Surprizz Diabolo.