«En dix ans, nous ferons ce que nous avons réalisé en vingt ans: 35 start-up, deux ETI, 1.000 PME bénéficiaires et une attractivité accrue pour les entreprises de dimension internationale.» Ainsi résume Jean Therme, le directeur de la recherche technologique du CEA et directeur du centre CEA de Grenoble, l'argumentaire qui a permis la labellisation du projet d'Institut de recherche technologique (IRT) nanoélectronique de Grenoble. Les six premiers instituts labellisés se partageront ainsi une enveloppe de 2Mds€. Cette manne s'inscrit dans le cadre des investissements d'avenir (Grand emprunt) mis en place par le gouvernement.
Financement public-privé
L'IRT est porté par le pôle de compétitivité mondial Minalogic, l'institut de recherche CEA-Leti et le fabricant de semi-conducteurs STMicroelectronics ainsi que les écoles Grenoble INP, Gem, l'UJF et le CNRS, les collectivités locales et des industriels comme Alcatel, BioMerieux, Bouygues, Ineo GDF Suez, Mentor graphics, Presto, Schneider electric, Soitec, Thalès et Tronics. Son développement suppose un investissement de 460M€ pendant dix ans, financé à 50% par le secteur privé, autour de trois programmes: le «Core technology programm» ou plate-forme technologique des grands Instruments, un programme de valorisation (start-up, ETI, PME) et un programme de formation. Ce dernier a pour ambition de former 10.000 personnes en dix ans. «Le jury international a su reconnaître l'excellence du pôle grenoblois, notamment sa capacité historique à associer université, recherche et industrie, souligne le maire de Grenoble, Michel Destot. Avec la labellisation de Minalogic, pôle de compétitivité mondial, et celle obtenue dans le cadre du Plan campus, cette annonce conforte un peu plus encore le pôle grenoblois.». Pour Loïc Liétar, président du pôle de compétitivité Minalogic et vice-président de STMicroelectronics, «c'est un bel exemple de travail d'équipe». Cet IRT devrait générer 6.000 emplois directs et indirects.
L'institut de recherche technologique de Grenoble est sorti au premier rang des projets éligibles aux investissements d'avenir.