Lors des assises nationales de la simplification, le secrétaire d'État chargé des professions libérales, Frédéric Lefebvre, a annoncé 80 nouvelles mesures pour faciliter la vie des entreprises. Elles doivent être relayées par des Maisons des professions libérales créées dans chaque département français. En Bretagne, le concept existe déjà depuis 1981. Un modèle, situé à Rennes, que Frédéric Lefebvre a visité en juillet dernier. Lors de son "Tour de France des professions libérales", il a ainsi rencontré les fondateurs de la MPL. Philippe Le Roux, son président, a ainsi signé avec le secrétaire d'État une convention.
20.000 professionnels
Celle-ci va dans le sens des missions déjà détenues par la Maison des professions libérales du Grand Ouest. Elle agit en effet comme un partenaire pour les 20.000 professionnels membres de la MPL (exerçant en Bretagne et Pays de la Loire). Elle assure un accueil, délivre des informations, un peu comme le fait une CCI pour les entreprises de commerce ou la Chambre de métiers pour les artisans. Tous les ordres y sont répertoriés, des professionnels de santé à ceux du monde juridique en passant par les services aux personnes ou aux entreprises... «Depuis 4 ans, la Maison des professions libérales a engagé une réflexion sur sa véritable offre de services», explique Joaquim Gonzalez, son délégué général.
Mutualiser
Avec la signature de cette convention avec l'État, Frédéric Lefebvre espère répondre «aux attentes très fortes des professions libérales. La volonté est de mutualiser les expériences, les acquis et les moyens». Une initiative prise il y a trente ans ici, de manière peut-être moins formelle. La MPL s'inscrit aujourd'hui dans un mouvement plus global et national.
Définir ces professions
«La volonté de l'État est de créer un cocktail d'énergie positive qui doit permettre d'engager des réformes, souligne Frédéric Lefebvre. Cela doit déboucher notamment sur une définition de ce que sont les professions libérales. Ce qui n'existe pas pour l'instant et dont le premier élément est la liberté. Nous voulons faire que ces professionnels soient reconnus comme de vrais acteurs économiques». Car «il n'est pas antinomique d'être entrepreneur et professionnel de santé», ajoute David Gordon-Krief, président de l'UNAPL. Le premier outil qui doit être mis à leur disposition est un "coffre-fort numérique". «Au lieu de répéter toutes les informations à l'administration, les professionnels n'auront plus à le faire qu'une seule fois par an», annonce le secrétaire d'État en précisant qu'il vient de débloquer pour cela 1M€.
MPL Grand Ouest
(Rennes) Président: Philippe Le Roux 30 salariés 02 99 53 60 70 www.professionsliberales. org